Fonction publique - Une augmentation cousue de fil blanc

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La mesure du gouvernement vise certes à se concilier les bonnes grâces de sa clientèle traditionnelle. Mais la réforme de la fonction publique reste à faire. De même qu'une vraie revalorisation du métier d'enseignant.
La mesure du gouvernement vise certes à se concilier les bonnes grâces de sa clientèle traditionnelle. Mais la réforme de la fonction publique reste à faire. De même qu'une vraie revalorisation du métier d'enseignant.

L'augmentation du point d'indice des fonctionnaires divise les éditorialistes. Il y a ceux qui décryptent, pour la railler, une mesure de déminage politique pour le gouvernement à un an de la présidentielle. Il y a ceux aussi qui jugent que cette revalorisation n'est pas volée après 6 ans de vaches maigres.

Dans L'Opinion, Rémi Godeau est sans états d'âme et dénonce un clientélisme éhonté.

"Spinoza l'écrivait sans détour : le clientélisme est plus efficace que la loi. Empêtré dans une révision constitutionnelle mal emmanchée et dans une réforme du Code du travail à haut risque, François Hollande a choisi l'efficacité. Sa majorité renâcle ? L'opposition renaude ? Les Français rouspètent ? Au moins personne n'enlèvera au chef de l'État ce pouvoir hélas considéré en France comme thaumaturge : dépenser. Plus candidat que jamais malgré son échec face au chômage, inquiet d'une fronde sociale, le chef de l'État alloue, gratifie, sème, distribue à tout-va. Aux agriculteurs étranglés, aux chômeurs mal formés, aux jeunes énervés, aux fonctionnaires "sacrifiés"... Gelé depuis juillet 2010, le point d'indice sera donc revalorisé. La visée électoraliste du "geste" est si grossière que la facture laissée aux contribuables - 2,4 milliards d'euros en année pleine - devrait être intégrée aux comptes de campagne du président-candidat ! (...)"

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