FN : supprimer la présidence d'honneur, un «levier de tristesse» pour Maréchal-Le Pen

le , mis à jour à 14:25
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FN : supprimer la présidence d'honneur, un «levier de tristesse» pour Maréchal-Le Pen
FN : supprimer la présidence d'honneur, un «levier de tristesse» pour Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen ne veut fâcher personne. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen, qui était l'invitée du Grand Rendez-vous d'Europe 1, Le Monde et iTélé ce dimanche matin, a refusé de dire ce qu'elle allait voter sur la réforme des statuts du Front national.

Le bureau politique du FN a décidé vendredi de proposer à ses 45 000 adhérents à jour de cotisation de supprimer l'article 11, qui avait attribué la présidence d'honneur du parti à son cofondateur Jean-Marie Le Pen. « Je pense que je vais garder mon vote secret. J'hésite encore » a déclaré ce matin la jeune députée (25 ans) du Vaucluse.

« Ce n'est pas la présidence d'honneur qui me posait problème mais (…) il me semblait difficile que Jean-Marie Le Pen puisse siéger dans toutes les instances exécutives », a-t-elle ajouté, estimant que sa tante Marine n'avait « plus d'autre choix aujourd'hui vu l'ampleur du conflit ». Mais la suppression de ce titre – et des avantages qui l'accompagnent - à son grand-père de 86 ans « est un levier de tristesse ». La jeune femme est sans doute la dernière alliée de Jean-Marie Le Pen écoutée à la tête du parti, après la mise à l'écart de deux commissions de Bruno Gollnish et Marie-Christine Arnautu.

« Il y a des choses très positives dans ces statuts, il y a une modernisation, et c'est vrai que, du coup, beaucoup de gens risquent de se prononcer exclusivement là-dessus (Ndlr :la suppression de la présidence d'honneur) au détriment du reste des statuts », a-t-elle développé.

Exclure le vieux président « serait un signe extrêmement négatif », a-t-elle estimé, « ce n'est pas la peine d'aller jusqu'à l'humiliation de l'exclure du mouvement ». D'autant que Jean-Marie Le Pen, avant de se lancer dans des recours judiciaires, avait fait un geste en retirant sa candidature pour les régionales en Provence-Alpes Côte d'Azur au profit de sa petite-fille. « Quand on le connaît, c'est une ...

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