Florent Manaudou regrette encore son échec sur 50m aux Mondiaux mais se satisfait de sa médaille avec le relais

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Florent Manaudou regrette encore son échec sur 50m aux Mondiaux mais se satisfait de sa médaille avec le relais
Florent Manaudou regrette encore son échec sur 50m aux Mondiaux mais se satisfait de sa médaille avec le relais

Florent Manaudou, qu'avez-vous fait depuis les Championnats du Monde ?J'ai été en vacances. J'ai bougé un petit peu, je ne suis pas resté qu'à Marseille. J'ai pris un peu de temps pour moi, sans être dans l'eau tous les jours, sans faire trop de sport au début. J'ai quand même fait un peu de sport avec mon frère : surf, tennis, squash?

Cela vous a-t-il fait du bien ?Oui, cela fait du bien de couper, de ne pas avoir de piscine pendant un mois. Comme ça, cela permet d'avoir encore envie quand on reprend.

Avec le recul, quel bilan tirez-vous de ces Mondiaux ?Ce n'est pas un bilan positif mais très enrichissant. Déjà parce que j'ai vécu un relais formidable mais aussi une grosse déception donc je sais que cela va m'enrichir pour la suite. Finalement, ces championnats m'ont peut-être plus servi que les Jeux Olympiques l'année dernière.

Cet échec vous a-t-il fait grandir ?On verra l'année prochaine mais c'est sûr qu'un échec, cela fait grandir. Dans le sport, on ne peut pas tout le temps gagner. Je sais très bien que pour gagner, il faut bosser, bosser très dur. Et peut-être que cela va me permettre de bosser encore plus dur, de faire plus de sacrifices et de prendre conscience de certaines choses.

Allez-vous changer des choses dans la manière de vous entraîner ?Je vais m'aligner sur 100 mètres (nage libre) donc cela va changer deux ou trois petites choses à l'entraînement. Dans les fondamentaux, je vais voir cela avec mon coach en début de saison.

Vous dites que c'est dans la défaite qu'on apprend. Celle des Mondiaux vous a-t-elle fait apprendre des choses sur vous, en tant que nageur ?Oui, j'ai appris beaucoup. Je n'ai pas eu une année très facile. Cela a été un peu long, il y a eu beaucoup de changements, le décès de mon meilleur ami, mon coach du début de saison qui est parti? Donc beaucoup de choses se sont passées. J'espère que j'aurai une année un peu plus tranquille avec une victoire aux Championnats d'Europe au bout mais je vais quand même changer un peu mon approche de l'entraînement.

« Je reste le même »

Quel est votre programme pour la suite ?Là, on va beaucoup travailler la vitesse pour la saison en petit bassin qui, à nos yeux, n'est pas très importante. Ensuite, on va bien bosser pour les sélections. Cela sera un peu plus facile que les autres années car il y a 4 qualifiés par épreuve. Et enfin, les Championnats d'Europe fin août (à Berlin du 13 au 24 août 2014).

On voit certains nageurs partir s'entraîner à l'étranger. Cela vous a-t-il effleuré l'esprit ?En faisant des stages peut-être. Mais je me plais à Marseille. C'est déjà assez dépaysant pour moi qui suis de la région lyonnaise. Voir la mer tous les jours, c'est très plaisant. J'ai beaucoup progressé. Quand je suis arrivé, j'étais juste un sélectionné mondial. Aujourd'hui, je suis champion du monde et olympique. Je ne vais pas cracher dans la soupe, pour l'instant, ça marche. Donc je ne vais pas partir tout de suite en tout cas.

Le regard des gens a-t-il changé depuis les Jeux Olympiques ?Oui forcément. Aujourd'hui, les gens me voient plus comme un sportif à part entière que comme « le frère de Laure ». J'ai réussi à prouver que j'étais aussi un nageur. Les gens me reconnaissent un peu dans la rue mais ma vie n'a pas changé. Je reste le même, je vais à la piscine tous les jours, j'ai toujours le même appartement. Donc peu de choses ont changé.

Donc le plaisir est toujours le même ?Oui, l'envie et le plaisir sont toujours les mêmes.

Avez-vous eu plus de sollicitations au niveau médiatique, des sponsors ?Forcément. On est peu sollicité quand on est un nageur lambda. Mais il faut apprendre à vivre avec, cela fait partie de notre métier. Cela fait quand même plaisir d'avoir des sollicitations de temps en temps sans trop tomber dedans non plus.

On vous a vu aujourd'hui donner des conseils à des gens pas forcément spécialistes de la natation. Est-ce important ? Cela fait-il partie du travail ?C'est important de partager mon savoir car cela fait près de 20 ans que je nage. C'est un sentiment que j'ai naturellement. C'est compliqué de coacher mais si je peux donner des conseils aux gens, cela fait plaisir.

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