Florent Manaudou : " Je n'ai peur de personne "

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Florent Manaudou : " Je n'ai peur de personne "
Florent Manaudou : " Je n'ai peur de personne "

Le champion olympique du 50m nage libre Florent Manaudou, actuellement en stage à l'INSEP avec l'équipe de France, se livre à la veille de s'envoler pour Kazan (Russie) où se dérouleront les Mondiaux, et où il aura une revanche à prendre après s'être loupé en 2013 à Barcelone. Un entretien en deux parties. Ce dimanche, seconde partie.

Florent Manaudou, Kazan-Rio, prépare-t-on ces deux évènements différemment ?
Non, chaque année c'est un peu pareil. Il y a juste la pression de l'évènement qui est un peu plus grande que l'an dernier et qui sera un peu plus petite que l'an prochain. On s'entraine pour aller de plus en plus vite, maintenant on n’en garde pas sous le pied pour les JO. Aux championnats du monde, il y aura les mêmes adversaires qu'aux Jeux. Et puis c'est un titre que je n'ai jamais gagné en individuel donc j'ai envie d'aller le chercher.

Un nageur de 50m a-t-il la même préparation qu'un nageur de 100 ou 200m ?
Non pas exactement. Il y a des similitudes, notamment avec Fab (Gilot) qui est un peu plus vieux que moi donc qui nage un peu moins pour un nageur de 100m. On fait à peu près les mêmes entrainements. Je prépare quand même un peu le relais au cas où on me demande de le faire. Je ne nage pas énormément mais je pense que j'ai fait les bonnes choses pour réussir cette année.

Vos points forts sont le départ et le début de course (la coulée), quelles sont vos sensations à ce moment-là ?
Cette année, je n'ai pas vraiment fait d'éclats à ce niveau-là. Généralement, j'y arrive bien quand je suis en grande finale. J'ai réussi à faire un bon start à Doha. Après, aux championnats de France, ça c'est un peu moins bien passé. Mais, généralement, quand il faut vraiment le faire, j'y arrive. Je pense que là je devrais être pas mal.

Pourquoi y arrivez-vous aussi bien ?
Parce que j'ai peut-être un peu plus de maîtrise sur ce point-là que certains. Je ne l'ai pas forcément beaucoup travaillé mais mon physique fait que, quand on fait rentrer 100kg dans l'eau, dans un certain angle, ça va plus vite. C'est peut-être ça.

Manaudou pense que Vladimir Morozov sera l'adversaire le plus coriace


Les derniers Mondiaux ne se sont pas passés comme vous l'aviez espéré (8eme du 50m papillon, 5eme du 50ùm nage libre), quels enseignements avez-vous tiré de Barcelone ?
Je n'ai pas vraiment tiré d'enseignements de cette compétition. En fait, chaque année je grandis un peu plus et j'essaie d'étoffer ma préparation, de comprendre une peu mieux les choses. Que ce soit les Jeux, les Monde ou les Euro de l'an dernier, tous m'ont permis d'être un peu plus sûr de moi, de travailler plus sur moi-même. Il faudra que je sois très bon. Après, c'est un 50m, donc c'est assez compliqué si on loupe quelque chose, mais bon j'ai bien bossé pour ne pas louper ce départ qui me va bien.

Vladimir Morozov, en Russie, chez lui, sera-t-il le plus dangereux ?
Je pense oui, ça va lui donner un peu de force. Maintenant, il n'a pas fait énormément de grandes compétitions, il n'a pas gagné de grands titres à part les Mondiaux en petit bassin. Et puis peut-être qu'il aura aussi beaucoup de pression. Je ne le connais pas assez pour parler de lui mais je pense que, être à domicile, ça peut lui donner une force. Sur 100m ce n'est pas mon problème parce que je ne le fais pas (rire), pas cette année en tout cas. Mais sur 50m, ça va être un de mes trois adversaires les plus compliqués à battre.

Sont-ce vraiment eux qui vous mettent la pression, avez-vous peur des autres ?
Je n'ai peur de personne.

Quelle place a Kazan sur la route de Rio ?
Je pense que c'est un peu en dessous, très légèrement parce que ce sont les mêmes adversaires et que c'est une répétition des JO. Comme je l'ai dit, il y a peu de champions du monde qui ont été champions olympiques après, donc il faut faire attention à ça aussi. C'est un titre que je n'ai jamais gagné, que j'ai envie de gagner. On va dire qu'il me reste un an pour faire les deux courses de ma vie aux Mondiaux et aux Jeux, après ça sera un peu plus simple pour moi.

Pour retrouver la première partie de l'entretien, cliquez ici

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