Florence Aubenas : « En Syrie, il y a une chasse aux journalistes »

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Florence Aubenas : « En Syrie, il y a une chasse aux journalistes »
Florence Aubenas : « En Syrie, il y a une chasse aux journalistes »

Ex-otage en Irak, Florence Aubenas copréside le comité de soutien aux deux journalistes d'Europe 1, Didier François et Edouard Elias, enlevés en Syrie il y a tout juste deux mois. Mercredi, un reporter américain a subi le même sort dans la région d'Alep.

Avez-vous des nouvelles de Didier François et d'Edouard Elias?

FLORENCE AUBENAS. Le 14 juillet, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué qu'ils étaient vivants. Pour le reste, nous ne savons pas grand-chose, à part qu'ils ont été enlevés le 6 juin par des hommes cagoulés dans la région d'Alep. La grande difficulté avec la Syrie, contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres pays, c'est que les deux parties en conflit peuvent détenir des otages. Soit la rébellion, soit les forces gouvernementales. Ce qui rend les recherches plus compliquées et l'approche politique de la situation différente.

De nombreux journalistes sont actuellement détenus en Syrie?

Oui, une quinzaine au total. Et il y a eu 21 cas d'enlèvements depuis le début de l'insurrection. On ne l'a pas toujours su car certaines familles ou employeurs souhaitaient garder le silence. Mais c'est important d'en parler. Car on s'est rendu compte qu'il y a une véritable chasse aux journalistes en Syrie. Ceux qui partent quand même, notamment les jeunes reporters, doivent être conscients de ces risques. Et pouvoir les évaluer en toute connaissance de cause.

Quelles sont les actions du comité de soutien?

Nous avons lancé une pétition qui vient de dépasser le cap des 5000 signatures (http://otagesensyrie.org). La France est un pays atypique en matière de prise d'otages. Il existe une réelle solidarité. Le comité prendra également une série d'initiatives, dont les plus spectaculaires auront lieu les 6 de chaque mois. En septembre, par exemple, on lancera une opération dans les mairies de France. En espérant, bien sûr, que nos confrères soient ...

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