Florange, un des sites les plus rentables de Mittal, dit la CFDT

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SELON LA CFDT, LE SITE DE FLORANGE EST L?UN DES PLUS RENTABLES D?ARCELORMITTAL
SELON LA CFDT, LE SITE DE FLORANGE EST L?UN DES PLUS RENTABLES D?ARCELORMITTAL

PARIS (Reuters) - Le site sidérurgique de Florange (Moselle), qui a fait l'objet d'un accord entre ArcelorMittal et le gouvernement français fin novembre, est l'un des sites les plus rentables du groupe dans le nord de l'Europe, selon la CFDT qui s'appuie sur un document interne du géant mondial de l'acier.

Selon le document dont le syndicat a obtenu une copie et dont un graphique a été reproduit sur le site internet de France 3 Lorraine, le site mosellan se situe dans la moyenne concernant le prix de revient de la bobine d'acier fabriqué dans les cinq sites du groupe en Europe du Nord, à Gand, Brême, Dunkerque, Florange et Liège.

"On voit sur les courbes que Florange fait partie des sites les plus rentables, aussi rentable de Gand et Dunkerque", a déclaré le délégué syndical CFDT du site de Florange, Édouard Martin, à BFM TV mercredi soir. "Ce ne sont pas les syndicats qui le disent mais la direction elle-même."

"L'excuse invoquée par (le PDG de Mittal, Lakshmi) Mittal sur le manque de compétitivité de Florange ne tient pas, c'est pour cela que nous, maintenant nous demandons des comptes à M. Mittal qui est capable de mentir à la terre entière", a ajouté le syndicaliste.

Dans son communiqué publié le 1er octobre, la direction d'ArcelorMittal annonçait son intention de fermer définitivement la phase liquide du site de Florange, invoquant notamment un manque de compétitivité.

"Différents facteurs sont à l'origine de cette situation -en particulier la position géographique car 400km séparent le site de Florange du port le plus proche ainsi que la capacité limitée de production du site qui impacte de manière négative les coûts fixes", soulignait ArcelorMittal.

Dans l'accord conclu avec le gouvernement français, le groupe s'engage à ne pas licencier et à investir 180 millions d'euros sur le site pendant cinq ans et a assuré depuis être toujours prêt à soutenir Ulcos, projet européen de production d'acier à faible émission de CO2.

Cet accord a déçu les représentants de salariés qui préféraient une nationalisation transitoire suivie d'une cession à un autre industriel.

Dans une interview à paraître jeudi dans Le Figaro, Lakshmi Mittal déclare n'avoir jamais cru à une nationalisation de Florange et assure qu'aucune "menace n'est nécessaire pour que nous tenions nos promesses et le gouvernement est le bienvenu pour le vérifier".

Marine Pennetier, édité par Pierre Serisier

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