Fitch évite à la Turquie une nouvelle dégradation en "junk"

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 (Actualisé avec précisions et contexte) 
    ISTANBUL, 19 août (Reuters) - L'agence de notation Fitch a 
confirmé vendredi la note souveraine de la Turquie à BBB-, le 
dernier échelon au-dessus de la catégorie spéculative ("junk"), 
mais elle a abaissé la perspective de cette note de "stable" à 
"négative" en raison du coup d'Etat manqué du 15 juillet. 
    Les investisseurs restent très préoccupés par ce putsch raté 
et par ses conséquences, notamment l'arrestation de dizaines de 
milliers de personnes et les purges à grande échelle dans 
l'administration. 
    Evoquant ainsi "la montée des risques sur la stabilité 
politique", Fitch estime dans un communiqué que la révocation 
d'environ 70.000 fonctionnaires est source d'incertitude. 
    Fitch et sa concurrente Moody's notent l'une et l'autre la 
Turquie à l'échelon le plus bas de la catégorie d'investissement 
("investment grade"), ce qui permet à un certain nombre de fonds 
d'investissement, requis de s'en tenir à des titres souverains 
notés dans cette catégorie par au moins deux agences, de 
conserver leurs obligations turques. 
    Mais Moody's a annoncé dès le 18 juillet placer sa note sous 
revue dans l'optique d'une possible dégradation en "junk".  
    De son côté, Standard & Poor's a abaissé sa note depuis la 
tentative de coup d'Etat, l'enfonçant un peu plus dans la 
catégorie "junk" et elle l'a assortie d'une perspective 
"négative".  
    Dans le communiqué publié vendredi, Fitch note que 
l'opposition massive de l'opinion turque à la tentative de coup 
d'Etat et l'unité affichée par la suite par la majeure partie 
des partis politiques pourraient contribuer à réduire les 
fractures politiques en Turquie. 
    Mais elle ajoute que la sécurité dans le pays s'est 
dégradée, faisant ainsi référence aux multiples attentats des 
derniers mois en constatant qu'ils ont eu un impact important 
sur le secteur du tourisme. 
    L'agence juge aussi que la tentative de putsch ne devrait 
pas se traduire par une dégradation de la situation budgétaire 
turque mais que "la banque centrale et les banques commerciales 
sont confrontées à un regain de pressions politiques sur les 
taux d'intérêt". 
     
 
 (Daren Butler; Marc Angrand pour le service français) 
 
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