Fiscalité : les régions ne veulent pas porter le chapeau de la hausse

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Valérie Pécresse a pris la tête de la fronde. Elle est accompagnée de Christian Estrosi, Hervé Morin et le président de La Réunion, Didier Robert.
Valérie Pécresse a pris la tête de la fronde. Elle est accompagnée de Christian Estrosi, Hervé Morin et le président de La Réunion, Didier Robert.

En ce moment, les présidents de région sont contrariés. Et ils le font savoir. Il y a deux semaines déjà, Xavier Bertrand avait claqué la porte de l'Association des régions de France (ARF) pour protester contre l'instauration de la « taxe d'équipement régionale », entérinée de concert par le gouvernement et Philippe Richert, le président (LR) de l'ARF. Un nouvel impôt de 600 millions d'euros prélevé sur les ménages et les entreprises pour financer les régions, désormais dotées de la compétence du développement économique ? auparavant sous la tutelle des départements ? depuis la mise en place de la loi NOTRe. « Nous n'avons pas été élus pour augmenter ou créer des impôts », avait alors déclaré, furieux, le patron des Hauts-de-France.

Ce lundi, d'autres chefs de région sont montés au créneau. Quatre, précisément. Valérie Pécresse (Ile-de-France), Christian Estrosi (Paca), Hervé Morin (Normandie) et Didier Robert (La Réunion) ont cosigné une lettre adressée à Philippe Richert dans laquelle ils demandent au président du conseil régional d'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine de tout faire pour convaincre Manuel Valls ? et donc l'État ? d'« octroyer des moyens supplémentaires aux régions » sans passer par une hausse d'impôts. « Dès lors que le gouvernement reconnaît un besoin de financement de 600 millions minimum pour l'ensemble des régions en 2017, il nous paraîtrait honnête et juste qu'il...

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