Fiscalité : les assureurs inquiets

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L'activité 2011 s'annonce morose. Le placement souffrira de la concurrence du livret A et d'un possible durcissement de sa fiscalité.

«Nous ne demandons rien, juste de la stabilité et de la cohérence économique». Le président de la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), Bernard Spitz, a prudemment répondu jeudi aux annonces de Nicolas Sarkozy sur l'assurance-vie. Mardi, le président de la République avait déclaré souhaiter que ces fonds, dont l'encours dépasse les 1 300 milliards d'euros, «s'investissent dans un actionnariat stable et de long terme pour nos entreprises ».

L'idée de mieux flécher l'utilisation de cette épargne, qui bénéficie encore d'une fiscalité accommodante, n'est pas nouvelle. Les assureurs discutent depuis un an avec Bercy sur la création d'un produit en unités de compte qui serait au minimum investi à hauteur de 12 % en actions. «Mais il faut encore que les assurés le souhaitent, cet argent n'appartient pas aux compagnies», a rappelé Bernard Spitz.

En 2010, les assurés se sont portés vers des contrats plus sécurisés en euros, la part des unités des comptes atteignant un niveau historiquement bas. Pour 2011, la FFSA table sur une croissance de 0 à 4 % du marché de l'assurance-vie. Le placement souffrira de la concurrence du livret A et d'un possible durcissement de sa fiscalité. En décembre déjà, la fédération a constaté de nombreux rachats partiels de contrats chez les particuliers.

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