Fiscalité: Cameron n'en est pas à sa première «plaisanterie»
David Cameron a jeté un pavé dans la mare mardi, en déclarant qu'il déroulerait le tapis rouge aux entreprises françaises souhaitant s'installer en Grande-Bretagne. Ce n'est pourtant pas la première fois que le premier ministre britannique courtise sans complexe les entrepreneurs français.
S'il a précisé plus tard dans la soirée qu'il plaisantait à moitié, il avait déjà ironisé, à la fin du mois de janvier, sur les effets bénéfiques pour l'Angleterre de l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, alors défendue par Nicolas Sarkozy. Devant la difficulté de la mettre en œuvre rapidement au niveau européen, l'ex-chef de l'État avait décidé de l'instaurer, dans un premier temps, au seul niveau national.
Une décision jugée «incroyable» par David Cameron. «Au moment où nous nous battons pour l'emploi et la croissance, faire quelque chose qui coûterait un si grand nombre d'emplois me paraît extraordinaire», avait-il expliqué. Et d'appeler les entreprises françaises à rejoindre la perfide Albion: «Dans un sain esprit de compétition avec la France, […] notre porte sera ouverte et nous pourrons accueillir au Royaume-Uni beaucoup plus de banques et d'entreprises françaises, et notre économie se développera», avait-il déjà conclu.
«Ne le dites pas à Cameron!»David Cameron entend profiter d'une éventuelle perte de compétitivité française, mais aussi et surtout imposer son point de vue au niveau européen. La Grande-Bretagne reste fermement opposée à l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, que François Hollande a encore défendue ces derniers jours au G20.
Cette volonté de peser dans les débats pour sortir de l'ornière la zone euro avait d'ailleurs valu à David Cameron une verte réplique de la part de Nicolas Sarkozy en octobre dernier, lors du sommet européen sur la dette. «Vous dites que vous détestez l'euro et maintenant vous voulez vous ingérer dans nos réunions, s'était étonné Nicolas Sarkozy. Vous avez perdu une bonne occasion de vous taire.»
L'ancien chef de l'État s'était aussi amusé à reprendre à son compte les appels du pied de la Grande-Bretagne. À l'occasion de l'inauguration du siège parisien de Google, il s'était félicité, sur le ton de la plaisanterie, des hausses de taxe à Londres, dans le cadre du plan d'austérité britannique, qui ne manqueraient pas de provoquer le retour de Français expatriés. «On va en récupérer des jeunes. Bienvenue pour votre retour!» Avant d'ajouter: «Ne le dites pas à Cameron, It is a joke!»
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- M2941863 il y a 11 mois
Cameron a le droit de dire ce qu'il pense, l'Angleterre n'est pas une république banannière ou il faut toujours se taire car "çà plait pas" (comme en france). Ceux qui sont diplomés ont toutes leurs chances à l'étranger de pouvoir travailler librement et se faire un patrimoine pour eux et leur famille et non pour les assistés que la france aiment tant.
- M4358281 il y a 11 mois
les allocs ici.. et le travail de l'autre côté ..certains ont choisi depuis longtemps !
- jpdeniel il y a 11 mois
Oui !c'est vrai que la france déroule le tapis "vert" au nazes et prie les bons de se barrer ... et partout il y a cette logique ... cela n'empêche que ce Cameron est un fils de P....
- SuRaCtA il y a 11 mois
La grande Bretagne déroule le tapis rouge aux plus riches et les créateur, la France les fait fuir et attirent les plus pauvres et les profiteurs... Chercher l'erreur
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