Fiona: son père accuse la mère et son ex-concubin de mentir

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Nicolas Chafoulais, père de Fiona, assiste au procès de Cécile Bourgeon et de son ancien compagnon Berkane Makhlouf, le 14 novembre 2016 devant la cour d'assises de Riom ( AFP / Thierry Zoccolan )
Nicolas Chafoulais, père de Fiona, assiste au procès de Cécile Bourgeon et de son ancien compagnon Berkane Makhlouf, le 14 novembre 2016 devant la cour d'assises de Riom ( AFP / Thierry Zoccolan )

"Je suis persuadé qu'elle sait où est ma fille" : le père de Fiona s'est dit convaincu lundi que la mère de l'enfant et son ex-concubin, jugés devant les assises du Puy-de-Dôme pour la mort de la fillette, faisaient obstacle à la vérité.

Entendu pendant plus de deux heures à la barre comme témoin, Nicolas Chafoulais a fixé à plusieurs reprises son ancienne compagne avant de l'interpeller les yeux dans yeux, lorsque celle-ci s'est mise à bredouiller de plates excuses.

"Tu le sais très bien (où elle est). Arrête ! Vous le savez très bien, comme vous savez très bien ce que vous avez fait à Fiona", a lancé M. Chafoulais, en s'agrippant à la barre. "Si elle ne le dit pas, c'est qu'elle a une raison".

Vêtu d'un sweat à capuche gris, une paire de lunettes rouges sur le nez, le jeune homme de 31 ans a raconté d'une voix chevrotante la naissance de sa fille, "le plus beau jour de (sa) vie".

Portrait de Fiona entouré de fleurs et de peluches le 29 septembre 2013 à Clermont-Ferrand
Portrait de Fiona entouré de fleurs et de peluches le 29 septembre 2013 à Clermont-Ferrand ( AFP/Archives / THIERRY ZOCCOLAN )

Alors sans emploi, c'est lui qui s'occupe de Fiona et de sa petite sœur avant sa séparation avec la mère des enfants. "Ma fille, elle était pas compliquée. Le matin, je lui faisais des câlins, elle prenait son bol de céréales (...), je la peignais, pas des coiffures magnifiques, hein, avant de l'amener à l'école. C’était une vie normale", se remémore le jeune père, tandis que l'émotion envahit la salle d'audience.

Le père de Fiona, qui a obtenu depuis la garde exclusive d'E., la sœur de Fiona, s'est également dit pessimiste sur la possibilité de lui donner un jour une sépulture. "J'avais un petit espoir mais je suis sûr que ça ne se passera pas", regrette celui qui fut un temps soupçonné d'avoir kidnappé Fiona.

Cécile Bourgeon et son avocat Gilles-Jean Portejoie, le 5 septembre 2016, lors d'un autre procès dans lequ
Cécile Bourgeon et son avocat Gilles-Jean Portejoie, le 5 septembre 2016, lors d'un autre procès dans lequel la mère de Fiona était partie civile, à Riom ( AFP/Archives / Thierry Zoccolan )

Lorsqu'ils étaient en couple, Cécile Bourgeon lui reprochait à l'époque "d'en avoir que pour Fiona". "Manipulatrice" et "sujette aux crises de colère" lorsqu’elle n'avait plus de "porte de sortie", Cécile Bourgeon "embobinerait" désormais la cour, estime-t-il.

Selon lui, Fiona serait décédée "parce qu'elle lui ressemblait", la fillette partageant avec son père de grands yeux bleus. "Ma fille , elle méritait pas ça. Je pense que je m'en voudrais toute la vie", assène-t-il, avant de verser des larmes.

Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf sont notamment accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur mineure de moins de 15 ans, par ascendant ou par personne ayant autorité. Ils encourent 30 ans de réclusion criminelle.

Le verdict est attendu vendredi soir.

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  • bobded il y a une semaine

    Le sourire d'un enfant rien de plus beau