Finistère : le volailler Tilly-Sabco en cessation de paiement

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Finistère : le volailler Tilly-Sabco en cessation de paiement
Finistère : le volailler Tilly-Sabco en cessation de paiement

Les quelques 340 salariés de l'abattoir breton Tilly-Sabco sont effondrés. A l'issue d'un Comité central d'entreprise qui se déroulait ce lundi matin au siège de l'entreprise à Guerlesquin (Finistère), le PDG du volailler en difficulté, Daniel Sauvaget, leur a annoncé qu'il était «contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Brest».

«Compte tenu que nous n'avons pas pu conduire à son terme le plan de continuation en cours, (j'ai indiqué) que nous passerions directement en procédure de liquidation et que je sollicitais du tribunal de commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site», a-t-il ajouté. 

Daniel Sauvaget a toutefois précisé dans un communiqué qu'il sollicitait une poursuite d'activité «grâce au soutien de son principal client saoudien, le groupe Abbar». En plus des 340 employés, le volailler génère un millier d'emplois induits.

Les larmes et la colère des salariés

«On nous a annoncé le dépôt de bilan. Où aller chercher du boulot maintenant puisqu'il n'y en a plus ici?», lâche, en larmes, Didier Coant, 55 ans, au sortir de la réunion. Depuis 20 ans chez Tilly, dernièrement au «quai d'accrochage», cet ouvrier dont la mère a fait toute sa carrière chez Tilly est effondré. «Si nous on ferme, tous les commerces environnants vont en pâtir. J'aurais aimé finir ma carrière dignement. C'est pas facile à 55 ans».

«J'aurais aimé finir en beauté et pas comme ça, dit aussi Jean-Yves, un éleveur travaillant exclusivement pour Tilly et qui craint lui aussi le dépôt de bilan. «Notre travail, c'est toute notre vie. On n'a pas de perspectives, mais vous savez, quand on pousse les gens à bout, vous voyez ce que ça donne», lance Corinne Nicole, la déléguée CGT du groupe, évoquant sans le dire la violente manifestation des ...

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