Finistère : des terrains à un euro le mètre carré pour sauver une classe de primaire

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Pour compenser la suppression d’une classe de son école, la commune de Berrien fait un pari immobilier : ramener des familles en bradant une dizaine de terrains communaux.

La résistance est en marche. Il y a quelques semaines, la commune de Berrien (Finistère) apprenait qu’une classe de son école primaire serait fermée à la rentrée dans le cadre de la carte scolaire. Les élus locaux et les 987 habitants ont donc décidé de se mobiliser pour doper la démographie. Le maire de la ville, Paul Quéméner, explique qu’il manque «trois-quatre élèves pour former une classe complète. On a décidé de se battre pour récupérer ce niveau supprimé dans les années à venir. Comme les manifestations n’alertaient personne, on a trouvé une autre méthode».

Le 19 mai dernier, le conseil municipal s’est donc tourné vers un lotissement de la commune de dix lots de 800 mètres carrés, sur le marché depuis un an. Initialement fixé à 9,50 euros le mètre carré, le prix du terrain a changé il y a quelques jours sur décision des élus locaux. Le mètre carré a alors été fixé à 1€/m2. Une initiative déjà réalisée avec succès par le passé dans deux communes du Calvados et du Cantal.

Plus de 100 appels en deux jours

Et le coup de communication a été parfait. Depuis deux jours, les appels sont incessants. «C’est absolument ahurissant! On a reçu déjà plus d’une centaine d’appels depuis mardi. Des gens du sud de la France et même une famille des Etats-Unis. On va devoir faire un tri mais ça démarre très bien!» se rejouit Paul Quéméner. «On va rapidement trouver preneur pour le premier lotissement et c’est une super nouvelle. On pense déjà à préparer de nouveaux terrains pour accueillir d’autres familles dans quelques mois», poursuit le maire.

Les premières options posées sur certains lots, le sourire est rapidement revenu alors que la municipalité a depuis quelques années investi pour redonner de l’attractivité à la commune. En sept ans, Berrien a installé un centre de loisirs, une médiathèque et dernièrement, une aire de jeu multisports à 95.000 euros. La dernière touche en date, une maison d’assistantes maternelles (MAM), verra le jour en septembre et pourra acceuillir 16 enfants à partir du printemps 2016. Pour la rentrée prochaine, dans l’attente, les parents d’élèves pourraient y installer une classe sauvage avec des enseignants retraités pour pallier à la suppression. Une solution qui risque d’être temporaire pour Berrien, dont la population devrait gonfler rapidement d’ici quelques semaines.

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  • macauley le vendredi 5 juin 2015 à 09:25

    Très bonne initiative !