Financement structuré : l'AMF met en garde contre la mono-notation

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(NEWSManagers.com) -
L'Autorité des marchés financiers (AMF) relève dans son rapport 2009 sur les agences de notation que, durant les deux dernières années, les opérations de titrisation ont été surtout motivées par l'utilisation de produits de financement structuré en vue du refinancement auprès des banques centrales. Cette tendance s'est traduite par un recours accru des émetteurs à la mono-notation, ce qui a contribué à une forte baisse de l'activité de notation de nouveaux produits.

Selon l'AMF, " l'expansion de la mono-notation apparaît problématique, non seulement parce qu' elle augmente le risque d' arbitrage de notation mais également parce qu' elle incite les agences à adopter une attitude conservatrice dans la révision des notations" . Cette tendance pourrait toutefois être amenée à s'interrompre compte tenu du durcissement des conditions d'éligibilité des titres admis comme garanties dans les opérations de refinancement observé depuis 2009.

Autre évolution problématique pointée par l'AMF: le contexte d' atonie de l' activité de titrisation et de dégradations massives dans le secteur a représenté un réel potentiel de développement pour des produits de retitrisation tels que les Resecurisation of Real Estate Mortgage Investment Conduits (Re-Remic), qui permettent aux acteurs du marché de s' affranchir de contraintes réglementaires liées la notation, et ont, de fait, connu une croissance notable en 2009. " Cette tendance n' est pas sans risques, notamment parce que les Re-Remic, bien que structurés à partir de tranches de produits structurés déjà dégradées, ne sont pas eux-mêmes à l' abri de nouvelles dégradations" . De fait, d' une manière générale, les agences ont adopté des règles de notation plus restrictives sur ce type de produits.

L'AMF attire par ailleurs l'attention sur l'impact de la dégradation des notations observées en 2009 (4,5 abaissements pour 1 relèvement) sur la détérioration des modalités de financement des sociétés et le risque de déclenchement des clauses contingentes liées à des covenants qui peuvent conduire à une crise de liquidité des émetteurs concernés. " Le développement de leur usage, qui tend à rendre la mesure du risque plus complexe et délicate, conduit à s'interroger sur l'impact de ces clauses sur l'analyse du risque de crédit des emprunteurs" , estime l'AMF.

info NEWSManagers

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