Financement participatif: attention aux impôts

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CONTENU INTERACTIF - Le crowdfunding ne bénéficie pas en France d'une fiscalité spécifique. Mais certains dispositifs permettent aux particuliers d'obtenir une réduction d'impôts lors d'une levée de fonds participative ou s'ils y contribuent. LeFigaro vous aide à faire le point.

Kate en a fait l'amère expérience: financement participatif ne veut pas dire exonération d'impôt. Cette Américaine a lancé une levée de fonds en ligne pour une de ses amies dont la mère mourante lui laissait la charge de trois frères et s½urs. La solidarité des internautes lui permet de récolter 36.000 dollars (31.600 euros). Quelle n'est pas sa surprise quand le fisc américain lui intime de déclarer cette somme comme un revenu, soumis à l'impôt. «Je n'ai pas touché un seul centime de cet argent et le remboursement de mon prêt étudiant est calculé à partir de mes revenus, araconté la jeune femme au Huffington Post. Même si la famille de mon amie s'acquitte (très gentiment) des impôts sur cet argent, mes mensualités augmenteraient de 500 dollars par mois, ce que je ne peux pas me permettre.» L'Américaine estime que son amie «ne devrait pas avoir à payer d'impôts» sur cet argent, acquis grâce à un élan de solidarité.

Et pourtant. En France, le financement participatif ne bénéficie d'aucune fiscalité spécifique. Un particulier levant des fonds grâce à une campagne de crowdfunding en ligne s'expose donc à une imposition sur ce que l'administration considère comme une source de revenus. Et tout contributeur ne peut pas forcément déduire de ses impôts une partie de son don. Pour ne pas subir la même déconvenue que Kate, faites le test et découvrez si votre investissement ou votre don est éligible à un dispositif de défiscalisation.

Guide réalisé avec le concours des plateformes Ulule, Prêt d'Union et Happy Capital

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  • ccondem1 le dimanche 22 fév 2015 à 10:20

    Mais c'est pourtant l'évidence : ne pas oublier que les organisateurs de collecte font ce qu'ils veulent de l'argent récolté ! Si le bénéficiaire est un particulier, ou bien il s'agit d'un don entre tiers (taxé à 60%), ou bien d'un revenu exceptionnel à déclarer. Si le bénéficiaire est une association, idem sauf s'il s'agit d'une association éligible aux dispositifs de défiscalisation (voir listing).