Financement de Sarkozy par Kadhafi : les accusations d'un ex-chef d'Etat libyen

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Financement de Sarkozy par Kadhafi : les accusations d'un ex-chef d'Etat libyen
Financement de Sarkozy par Kadhafi : les accusations d'un ex-chef d'Etat libyen

Son livre, publié en janvier, n'avait pas fait les gros titres. Et pour cause, «Mon combat pour la liberté» écrit par Mohamed el-Megarief, le premier chef de l'État libyen après la chute de Mouammar Kadhafi, avait été expurgé de ses pages les plus explosives. Les éditions du Cherche Midi n'avaient pas voulu prendre le risque de s'exposer à une plainte de Nicolas Sarkozy.

Mediapart publie ce vendredi sur son site le contenu des cinq pages du manuscrit original portant sur les soupçons selon lesquels Nicolas Sarkozy aurait reçu 50 millions d'euros de la part de l'ancien raïs libyen pour financer sa campagne présidentielle en 2007. «Oui, Kadhafi a financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy et a continué à le financer encore après 2007», écrit  cet opposant historique de l'ancien «guide de la Révolution». «Il n'est pas question de blâmer Nicolas Sarkozy, son engagement pour la libération de la Libye a été exemplaire et le peuple libyen lui en est reconnaissant. Mais pourquoi mentir ou nier ?» Nicolas Sarkozy, lui, a toujours réfuté ces allégations.

«Le Fou avait beaucoup d'argent»

L'ex-plus haut responsable politique libyen avance un chiffre : 50 millions d'euros. Une somme identique à celle figurant sur une note signée de Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, révélée par Mediapart en avril 2012, faisant état d'un «accord de principe» pour «appuyer la campagne électorale du candidat aux élections présidentielles, Nicolas Sarkozy, pour un montant d'une valeur de cinquante millions d'euros».

Destinataire de cette note, Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet du leader libyen, avait démenti l'avoir reçue. A l'époque, Nicolas Sarkozy avait porté plainte contre Mediapart pour «faux et usage de faux». Le signataire Moussa Koussa avait également évoqué des falsifications, sans toutefois donner de plus amples détails.

«Le Fou», le ...

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  • 2445joye le vendredi 7 fév 2014 à 18:58

    L'avantage d'être en situation d'être élu, qui permet de tenir des meetings digne de Nuremberg sans faire payer les militants, et d'organiser des déjeuners-débats dans des endroits où on mange très correctement. Nous, au FN, quand Marine nous rend visite, ça se passe toujours dans des boui-boui tenus par des immigrés.