Financement de la campagne 2012 : Sarkozy est entendu par les juges

le
0
Financement de la campagne 2012 : Sarkozy est entendu par les juges
Financement de la campagne 2012 : Sarkozy est entendu par les juges

Nicolas Sarkozy est arrivé ce mardi matin, un peu avant 9 heures, chez les juges d'instruction parisiens pour être entendu dans l'enquête sur les fausses factures de Bygmalion et les comptes de sa campagne présidentielle en 2012. Il a été convoqué au TGI de Paris (tribunal de grande instance) en vue d'une possible mise en examen. L'audition, à l'issue de laquelle Nicolas Sarkozy peut aussi être placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté, se poursuivait dans l'après-midi.

L'enquête Bygmalion, du nom de la société qui organisait ses meetings, porte à l'origine sur un système de fausses factures pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses pour la présidentielle, fixé à 22,5 millions d'euros. Ces fausses factures auraient eu pour objet d'imputer à l'UMP quelque 18,5 millions d'euros de dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne.

«L'argument d'une campagne qui dérape est une farce», selon Sarkozy

Plusieurs cadres de Bygmalion, son comptable, ainsi que Jérôme Lavrilleux à l'UMP, ont reconnu l'existence de cette fraude, mais aucun protagoniste n'a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l'avoir décidée ou en avoir eu connaissance.

L'enquête montre cependant que l'ex-président a demandé et obtenu plus de meetings, vers la mi-mars 2012. Guillaume Lambert, ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, a déclaré aux policiers qu'il l'avait informé d'une note de l'expert-comptable pointant un risque de dépassement du plafond et interdisant toute dépense supplémentaire.

Entendu par les enquêteurs en septembre 2015, Nicolas Sarkozy a assuré ne pas s'en souvenir et a relativisé le coût que pouvaient engendrer les événements ajoutés. «L'argument d'une campagne qui dérape est une farce», a-t-il affirmé. Il a renvoyé la responsabilité des fausses factures sur Bygmalion et l'UMP dirigée alors par Jean-François Copé, qui a été placé sous le statut de témoin ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant