Finale : Une Australie trop brouillonne

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Finale : Une Australie trop brouillonne
Finale : Une Australie trop brouillonne

Une première période complètement manquée, un second acte où l'Australie est revenue dans le match. Cette finale entre frères ennemis a tenu toutes ses promesses. Pour les Wallabies, il faudra toutefois repasser...

La tête au fond du seau à la fin de la première période, les Australiens ont tout de même réussi à revenir dans cette finale... Au point d’inquiéter les terribles Néo-Zélandais. Pourtant, tout semblait bien compliqué dans ce début rencontre pour les hommes de Michael Cheika. Déjà, Rob Simmons et Matt Giteau doivent tous les deux céder leur place sur blessure dans le premier acte. Les Australiens sont étouffés par des All-Blacks omniprésents. Dan Carter est parfait face aux perches et sanctionne les moindres fautes adverses. Ciblé à deux reprises (plaquage à retardement puis plaquage haut) en deux minutes par Sekope Kepu, cela ne change rien, le chef d’orchestre néo-zélandais joue une partition presque parfaite. D’un essai, Nehe Milner-Skudder vient concrétiser la forte domination des All-Blacks juste avant la mi-temps et porte le score à 16-3.

La seconde période de l’espoir

Le pire est vite promis aux hommes de Michael Cheika, encore plus après l’essai de Ma’a Nonu dès le début du deuxième acte, après une magnifique passe après contact dont Sonny Bill Williams a le secret. Les Australiens accusent alors dix-huit points de retard. Mais quand plus personne n’y croit, les Wallabies gardent espoir. Un ballon gratté par Scott Fardy, et l’Australie va pour la première fois du match dans les 22 néo-zélandais. Il aura fallu attendre la 50eme minute ! Après plusieurs temps de jeu, les Blacks sont sous pression et Ben Smith est sanctionné d’un carton jaune pour un plaquage cathédrale à cinq mètres de la ligne. Les Wallabies prennent la touche et Pocock est à la conclusion d’un très bon ballon porté. L’essai redonne de l’espoir aux hommes de Michael Cheika, d’autant plus qu’ils vont évoluer en supériorité numérique pendant dix minutes. Après plusieurs occasions, Tevita Kuridrani file entre les perches et réduit l’écart à quatre points. Avec cet essai, les Wallabies ont inscrit quatorze points pendant leur supériorité numérique. Tout est relancé…

Trop d’imprécisions

Mais au pire moment, les Australiens se montrent trop fébriles. Que ce soit à cause de ballons tombés, ou lorsqu’ils cherchent à lancer le jeu sur leur conquête. Avec trois ballons perdus sur cinq en touche, les Wallabies ont lâché de précieuses munitions. Autre problème, les coéquipiers d’Adam Ashley-Cooper ont éprouvé de nombreuses difficultés à enchaîner les temps de jeu dans le camp néo-zélandais (six turnovers concédés dans le camp adverse). Après un énième ballon perdu autour des 22 mètres All-Blacks et une contre-attaque éclair conclue entre les perches par Beauden Barrett, les coéquipiers de Dan Carter scellent tout suspense pour finalement s’imposer 34-17. La logique est respectée, et cette victoire méritée. L’Australie a montré de belles choses pendant cette Coupe du monde. Dans la poule de la mort, ils n’ont jamais tremblé et expédié les Anglais hors de leur compétition. En quarts de finale, l’histoire est particulière et la victoire sur le fil (35-34) face à l’Ecosse. La demie aura été tout en gestion pour sortir de prometteurs argentins (29-15). Dans cette finale, les Australiens n’auront pas réussi à rééditer l’exploit du dernier Four Nations et cette victoire contre la Nouvelle-Zélande. Une page se tourne pour les Wallabies. Pour en écrire une plus belle ?

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