Finale : Les Saracens sur le toit de l'Europe !

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Dans une rencontre à l’engagement total, les Saracens se sont imposés face au Racing 92 en finale de la Champions Cup (21-9). Les Sarries ont été supérieurs aux Franciliens pour remporter leur première finale européenne de leur histoire. Les coéquipiers d'Owen Farrell succèdent à Toulon.

Le debrief

Sur une pelouse aux allures de patinoire, les spectateurs n’ont pu se régaler devant un match cadenassé. Dans une première mi-temps où il y a eu plus de protocoles commotion que d’off-loads, difficile d’attendre beaucoup de spectacle. Les deux équipes ont cruellement manqué de justesse technique pour mettre de la vitesse dans ce match. Les joueurs ont bien entendu des circonstances atténuantes tant la pluie, voire la grêle, ont rendu le ballon incontrôlable. Dans ce genre de rencontre, ce sont les buteurs qui peuvent faire la différence. Alors que Maxime Machenaud a raté le coche dès la 5eme minute, Owen Farrell n’a lui pas tremblé pour ouvrir le score cinq minutes plus tard. Ensuite, festival de KO. Dan Carter a été éteint par le frigo Brad Barritt ce qui peut expliquer sa discrétion sur la première période. Maxime Machenaud est, lui, sorti sur protocole commotion alors que Schalk Brits a pu refouler la pelouse après avoir quelque peu titubé. Dan Carter pas dans son assiette, Maxime Machenaud étant sorti, c’est Johann Goosen qui a pris le but avec succès et deux pénalités réussies dont une de 55 mètres. Côté Anglais, les joueurs de Mark McCall se sont appuyés sur une superbe gestion de la charnière et une assurance à toute épreuve dans les rucks. Owen Farrell a été chirurgical au pied pour permettre aux Saracens de mener de six points à la pause (12-6). Mais au retour des vestiaires, nouveau coup dur pour le Racing 92 avec la sortie de Dan Carter, trop handicapé par une blessure à un genou. Les Sarries ont continué à gérer le match avec la sérénité qu’on leur connaît. Dans un style à l’anglaise, Owen Farrell est allé marquer une pénalité sur une faute discutable de Dimitri Szarzewski. A contrario, les Ciel et Blanc ont joué à l’envers avec des en-avants ou des coups de pieds mal tapés. Les Saracens ont eu un gros temps fort vers la 55eme minute mais, pour une fois, les Anglais ont manqué de réalisme laissant les Racingmen dans la partie. A leur tour, les hommes de Jacky Lorenzetti sont rentrés dans le camp adverse. Si les Franciliens n’ont pas non plus réussi à franchir la ligne d’en-but, Johann Goosen a permis au Racing 92 de revenir à moins d’un essai transformé en passant une pénalité. Solides en touche, les Saracens ont rajouté six points à leur escarcelle par l’intermédiaire de l’intraitable Owen Farrell. Le match était dès lors plié. Dans une rencontre manquant terriblement de folie, les Anglais s’imposent face aux Racing 92 (21-9). Les hommes de Mark McCall remportent le premier titre européen de leur histoire et prennent leur revanche sur leur finale perdue en 2014 face à Toulon. Après neuf ans d’attente, les Saracens succèdent aux Wasps, dernier vainqueur anglais de la compétition. Pour le Racing 92, il faudra encore attendre pour être au sommet du rugby européen. Cap maintenant sur le Top 14 où ils auront à cœur de se consoler.

Le joueur qui a crevé l’écran

ITOJE a réalisé une prestation XXL à Lyon. Le deuxième ligne a été présent dans le combat mais a surtout était précieux dans le jeu au sol. L’international anglais a gratté plusieurs ballons importants dans les rucks. Le joueur de 21 ans s’est aussi illustré en touche. Un match complet.

Le tweet qui nous a fait rigoler

 

La phrase à chaud à retenir

« C’est frustrant, on a tous la tête au fond du seau. Quand on regarde le chemin parcouru pour en arriver là et malheureusement perdre cette finale, c’est dur. Nous avons été bien trop indisciplinés pour gagner une Coupe d’Europe. » (Dimitri Szarzeswki - Racing 92 au micro de France 2)

La stat dont on se souviendra

19. Comme le nombre de ballons perdus par les joueurs du Racing 92. Les Franciliens ont été bien trop imprécis pour devenir champion d’Europe.

Les joueurs à la loupe

Racing 92 DULIN a été précieux de par son placement et son jeu au pied. MASOE a réussi un bon match donnant de belles charges. GOOSEN a été bon face aux perches tandis que CARTER a été discret dans cette finale. CHARTERIS a fait un bon match en conquête et en défense. Saracens FARRELL a réalisé un sans-faute dans les tirs au but et a été bon dans le jeu. WIGGLESWORTH a bien mené le jeu de son équipe. Le demi de mêlée a bien alterné avec un bon jeu au pied d’occupation. Enfin, les frères VUNIPOLA ont réalisé un gros match en conquête et dans le jeu courant.  

La feuille de match

CHAMPIONS CUP (FINALE) / RACING 92 – SARACENS : 9-21

Parc OL (58 017 spectateurs) Temps pluvieux - Pelouse détrempée Arbitre : M. Owens Essais : Aucun Transformations : Aucun Pénalités : Goosen (18eme, 36eme, 62eme) pour le Racing 92 - Farrell (10eme, 25eme, 32eme, 39eme, 51eme, 76eme et 79eme) pour Saracens Drops : Aucun Carton jaune : Aucun Cartons rouges : Aucun Racing 92 Dulin – Rokocoko, Goosen, Dumoulin, Imhoff – (o) Carter, (m) Machenaud – Masoe, Le Roux, Lauret – Van der Merwe, Charteris – Tameifuna, Szarzewski (cap), Ben Arous. Entraîneur : L. Travers et L. Labit Saracens Goode – Ashton, Taylor, Barritt (cap), Wyles – (o) Farrell, (m) Wigglesworth – B.Vunipola, Fraser, Rhodes – Kruis, Itoje – Du Plessis, Brits, M.Vunipola. Entraîneur : M. McCall
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