Finale : Le Racing 92 veut sa première étoile

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Le Racing 92 va affronter les Saracens ce samedi (17h45) pour sa première finale de Champions Cup de son histoire. Dans ce choc de titans à guichets fermés, les Racingmen devront battre des Sarries qui chercheront, comme eux, à décrocher un premier titre sur la scène continentale.

Le Racing 92 est le neuvième club français à atteindre la finale de la grande Coupe d’Europe après Biarritz, Toulouse, Brive, Colomiers, le Stade Français, Perpignan, Clermont et Toulon. Le club francilien peut devenir le quatrième club de l’hexagone a dominé le continent après les victoires du Stade Toulousain, du CABCL et du RCT. Mais pour décrocher sa première étoile, les coéquipiers de Dimitri Szarzewski devront battre les Saracens ce samedi (17h45). « On est conscient de l’importance de ce match, assure Maxime Machenaud. On peut rentrer dans l’histoire du club. On connaît le passé mais à nous d’écrire notre propre histoire et de s’en servir. On sait que le Racing a été un grand club, il l’est toujours et on espère le rester le plus longtemps possible. Le match de demain sera important pour les joueurs pour marquer un peu plus l’histoire de ce club ». En cas de victoire, le Racing 92 ne sera pas le seul à inscrire son nom dans l’histoire de la Champions Cup. Chris Masoe, auteur de 18 plaquages et 17 ballons touchés lors de la demi-finale face à Leicester, pourrait entrer dans le cercle très fermé des joueurs ayant remporté la compétition avec deux clubs différents. « Il n’a pas la forme d’un vieillard en tout cas, confie Wenceslas Lauret. On peut dire qu’il est encore vraiment impactant sur le terrain, c’est le mot exact ». Le troisième ligne a gagné le titre deux fois avec Toulon en 2013 et 2015 et rejoindrait en cas de succès à Lyon, Philippe Carbonneau (Toulouse et Brive), Cédric Heymans (Brive et Toulouse), Federico Mendez (Bath et les Northampton Saints), Frédéric Michalak (Toulouse et le RC Toulon) et Eoin Reddan (Wasps et le Leinster).

Les Saracens, neuf ans après ?

Dans l’histoire de la Coupe d’Europe, il y a eu cinq finales entre clubs français et anglais. Les clubs outre-Manche mènent pour l’instant trois à deux. Face au Racing 92 se dresse une équipe en forme. Les Saracens, qualifiés pour les demi-finales de Premiership, ont remporté leurs huit rencontres cette saison en Champions Cup. Depuis la saison 1997-1998, aucune équipe n’est devenue championne d’Europe en remportant ses neufs matchs. Finalistes malheureux en 2014 face à Toulon, les Sarries voudront donc marquer l’histoire de la compétition et remporter leur premier titre européen. « On se pose des questions pour savoir comment les battre ça s’est sûr, confie Maxime Machenaud. C’est une grande équipe avec de grands joueurs mais quand on regarde de notre côté on a des atouts à montrer ». Des qualités, les Racingmen en ont comme leur défense et leur discipline. Il faudra d’ailleurs que les joueurs de Jacky Lorenzetti soient irréprochables dans ce secteur. Car en face, il y aura Owen Farrell, le meilleur réalisateur de la compétition avec 106 points. « C’est un vrai compétiteur, assure Dan Carter. Il aime se jeter dans le combat et il est extrêmement physique. C’est un grand buteur et il sera le guide de son équipe. Il va punir nos erreurs ». Les Sarries pourraient succéder aux Wasps, dernier club anglais à avoir gagné la compétition en 2007. Pour cela, ils pourront aussi s’appuyer sur le dragster Billy Vunipola. Le troisième ligne centre a porté 89 ballons pour 243 mètres parcourus depuis le début de la saison européenne. L’international anglais a aussi battu 21 défenseurs. « Il fait avancer son équipe mais aussi l’Angleterre constate Wenceslas Lauret. Nous savons que quand il a le ballon il faut qu’il y ait un joueur dessus voire deux car il arrive à chaque fois à faire des « offloads. » Il va falloir le prendre dès qu’il touche le ballon et éviter de le laisser jouer ». Les 59 000 spectateurs du Parc OL vont donc assister à une finale inédite et haletante. Si le Racing 92 remporte la Champions Cup, il succèderait au triple vainqueur toulonnais et assurerait la domination française sur le rugby européen des clubs.
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