Fin du « tout nucléaire » en France : des questions restent en suspens

le
1
Fin du « tout nucléaire » en France : des questions restent en suspens
Fin du « tout nucléaire » en France : des questions restent en suspens

Définitivement adoptée à l'Assemblée nationale, la loi sur la transition énergétique lance à présent le compte à rebours vers une baisse de la dépendance de la France au nucléaire pour produire son électricité.  La méthode et les conséquences pour EDF et Areva sont encore floues.

Un objectif désormais gravé dans le marbre

«Le nucléaire flamboyant c'est fini», se réjouit ainsi à l'AFP, le député écologiste Denis Baupin, rapporteur d'une enquête parlementaire l'an dernier sur le coût du nucléaire. «Maintenant il reste à organiser une transition en bon ordre, car il y a des questions de sûreté qui sont posées», ajoute-t-il.

La loi sur la transition énergétique grave dans le marbre une promesse de campagne de François Hollande, celle de réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à l'horizon 2025, la faisant passer de 75 à 50%.

Débat sur le calendrier

«C'est une évolution qui fait date, car à aucun moment, aucun des groupes, y compris dans l'opposition, n'a nié la nécessité de ne plus être totalement dépendant du nucléaire», fait remarquer François Brottes (PS), président de la commission spéciale d'examen du texte à l'Assemblée nationale. 

«Nous étions d'accord pour envisager une réduction du nucléaire mais pas en dix ans, c'est irréalisable», juge Julien Aubert, député Les Républicains et vice-président de la commission spéciale de l'Assemblée nationale pour l'examen du projet de loi. Par deux fois, le Sénat - à majorité à droite - a tenté de supprimer le calendrier voulu par le gouvernement sur la réduction de la part du nucléaire. 

Pas de nouveaux réacteurs sans en arrêter d'autres

La loi encadre également la capacité du parc nucléaire français, désormais limitée à 63,2 gigawatts. C'est la puissance actuelle des 58 réacteurs (19 centrales) qu'il comprend.

Ce plafond signifie qu'EDF ne pourra pas mettre en service de nouveaux réacteurs sans ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • frk987 le jeudi 23 juil 2015 à 18:15

    Pas grave on reviendra à la centrale à charbon....suffit d'un hiver style février 56 pour ramener à la raison les rêveurs sur la production électrique.