Fin du monde : le triomphe de la fiction

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DÉCRYPTAGE - Comment une brève de comptoir tourne au canular planétaire.

«Le vrai est un moment du faux», disait Guy Debord. Avec cette histoire de fin du monde, nous sommes dans le triomphe de la fiction et du fantasme ; une imagination galopante, validée et confirmée par un traitement médiatique sans précédent. Le cas Bugarach est en soi éloquent. Le maire de ce village de 200 âmes lit sur Internet que des geeks ont mis en relation sa commune avec la soi-disant prophétie maya. Bilan des courses: Bugarach sera le seul village à survivre à la fin du monde le 21 décembre 2012. La presse locale (L'Indépendant) en fait une brève, comme on lance une blague au Café du Commerce.

Contre toute attente, la brève de comptoir tourne au canular planétaire. La presse nationale puis internationale s'intéresse à la chose, sans jamais quitter le petit sourire amusé du sceptique «à qui on ne la fait pas». Mais à force de donner de l'ampleur et de la surface à ce...



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