Fin de vie : ce que la loi change pour les malades

le , mis à jour à 13:04
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Fin de vie : ce que la loi change pour les malades
Fin de vie : ce que la loi change pour les malades

On meurt mal en France. Un constat qui a justifié l'élaboration d'une nouvelle loi sur la fin de vie, applicable, depuis vendredi, après la publication des décrets au « Journal officiel ». Adopté par le Parlement en février, ce texte législatif succède à la loi de 2005 dite loi Leonetti. Le socle est le même : le refus de l'acharnement thérapeutique. Ce nouveau texte continue, en effet, d'interdire la poursuite de traitements qui sont jugés inutiles, disproportionnés ou qui n'ont d'autre but que le maintien artificiel de la vie. Mais pour cela, les patients bénéficient désormais de nouveaux droits. « Souhaitées par le président de la République, longuement et largement concertées, les mesures qui entrent aujourd'hui en vigueur représentent une avancée fondamentale pour les droits du malade et de l'individu », a déclaré la ministre de la Santé, Marisol Touraine. Que change donc le texte issu de la réflexion des députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (LR) ?

 

La mise sous sédation profonde jusqu'à la mort

Le décret précise les conditions dans lesquelles peut être décidé l'arrêt des traitements. Qui est concerné ? Les malades dont le pronostic vital est engagé à court terme et dont la souffrance est réfractaire aux traitements. Elle peut aussi s'appliquer aux patients qui veulent arrêter leurs traitements alors qu'ils sont atteints d'une affection grave et incurable, même si cela implique leur décès. Associée à une analgésie, qui supprime la sensibilité à la douleur, cette sédation « profonde et continue » accompagne le patient jusqu'à la mort, après l'arrêt des traitements. Comme le précédent texte, celui-ci ne légalise donc pas l'euthanasie ou le suicide assisté, au grand dam de l'Association pour le droit à mourir dans la dignité qui rappelle que « 96 % des Français y sont favorables ».

 

La consigne des patients plus forte que l'avis du médecin

Doit-on me ...

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  • frk987 il y a 4 mois

    Un animal domestique considéré comme un membre de la famille a le droit de mourir proprement mais pas vous....c'est ainsi. Votre toutou est cancéreux, le véto vous dit, bon, on ne va pas le faire souffrir inutilement, dans 5 minutes il est au paradis des clébards, si c'est pour le prolonger d'un an, quel intérêt ??????

  • restif1 il y a 4 mois

    Le lobby religieux et médical vous interdit de bien mourir. Faut-il aller en Suisse comme autrefois pour l'IVG?