Fin de non-recevoir de Londres à la suggestion de Trump sur Farage

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 (Actualisé avec déclarations du porte-parole de May et de David 
Davis) 
    LONDRES, 22 novembre (Reuters) - Les autorités britanniques 
n'ont pas souhaité mardi donner suite à la demande faite par le 
président élu américain Donald Trump de nommer Nigel Farage 
ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington. 
    Donald Trump, qui après sa victoire électorale a rencontré 
Nigel Farage avant tout autre dirigeant européen, a déclaré sur 
Twitter que "beaucoup de gens" aimeraient voir le fondateur de 
l'UKIP (Parti de l'indépendance du Royaume-Uni) nommé 
ambassadeur du Royaume-Uni à Washington. 
    "Beaucoup aimeraient voir Nigel Farage représenter la 
Grande-Bretagne comme ambassadeur aux Etats-Unis. Il ferait un 
excellent travail!", avait écrit Donald Trump sur Twitter. 
    La Première ministre britannique Theresa May, qui a félicité 
Trump pour sa victoire, a été prompte à rejeter une demande si 
peu diplomatique. Il est très inhabituel qu'un dirigeant suggère 
publiquement à un pays tiers qui il aimerait voir nommé comme 
ambassadeur chez lui. 
    "Il n'y pas de poste de libre", a dit un porte-parole du 10, 
Downing Street, à propos de la suggestion faite mardi par Donald 
Trump.  
    "Nous avons déjà un excellent ambassadeur aux Etats-Unis et 
il sera maintenu à son poste", a dit le porte-parole, en 
ajoutant cette mise au point: "C'est nous qui nommons nos 
ambassadeurs". 
    A Strasbourg, David Davis, secrétaire d'Etat britannique à 
la sortie de l'Union européenne, a souligné que "Nous avons un 
très bon ambassadeur, Kim Darroch(...). Il restera là-bas encore 
plusieurs années(...). C'est un très bon ambassadeur, très 
intelligent, il sera maintenu à son poste".  
    Agé de 52 ans, Nigel Farage, qui fut le chef de file de la 
campagne en faveur du Brexit, a pris la parole lors d'un meeting 
de campagne de Donald Trump et rendu visite à ce dernier après 
sa victoire. 
    "Le Brexit est synonyme d'énormes opportunités sur le plan 
international. L'un des premiers endroits par lequel les 
Britanniques doivent commencer, ce sont les Etats-Unis de Donald 
Trump", a dit Nigel Farage peu après son entretien avec le 
président élu. 
    La reine Elisabeth pourrait inviter Donald Trump à une 
visite d'Etat en Grande-Bretagne l'an prochain, a dit lundi une 
porte-parole de Theresa May. 
 
 (Guy Faulconbridge et Kylie MacLellan; Eric Faye pour le 
service français) 
 
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