Fin de l'imbroglio immobilier du ministère de la Justice

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Les services centraux du ministère de la Justice s'installeront dans le 19e arrondissement de Paris. Après un long bras de fer, les fonctionnaires de la justice et les parlementaires sont finalement tombés d'accord.

C'est l'épilogue d'un feuilleton au long cours. Hier, l'État a signé avec Icade un protocole d'accord pour l'acquisition d'un nouveau bâtiment situé dans le 19ème arrondissement de Paris, qui abri­tera, à l'achèvement de sa construction, en avril 2015, l'essentiel des services centraux du ministère de la Justice. Cette acquisition coûtera 223 millions d'euros aux caisses publiques. Soit bien moins qu'un des projets un temps caressé par les fonctionnaires de la Justice.

L'an passé, ces derniers avaient souhaité s'installer dans un immeuble proche de la porte de Versailles, dans le 15ème arrondissement. Problème: son prix atteignait 232 millions. Un montant que les parlementaires avaient jugé trop cher, surtout au regard du projet concurrent de la porte de Bagnolet, qui, situé dans un quartier populaire, ne coûtait que 160 millions. Les parlementaires avaient alors bloqué les crédits pour le déménagement porte de Versailles.

Finalement, le gouvernement a décidé, pour ne froisser personne - les fonctionnaires de la Justice ne voulant pas entendre parler de la porte de Bagnolet -, de lancer un nouvel appel à candidatures. «C'est la solution la moins onéreuse, celle du 19ème arrondissement, qui a été retenue», se réjouit celui qui avait mené la fronde l'an passé, le député UMP Yves Deniaud, président du Conseil de l'immobilier de l'État. Le bâtiment du 19ème ne coûte en réalité pas plus cher que celui de la porte de ­Bagnolet. Ce dernier, d'une surface inférieure, n'aurait pu accueillir les 1600 agents. Il aurait fallu louer un bâtiment à côté.

Loyers économisés

L'intérêt de ce déménagement est justement d'en finir avec les loyers que paie le ministère de la Justice. Ses services centraux sont éparpillés sur huit sites, souvent dans les arrondissements les plus chers de Paris (et notamment près de la place Vendôme, siège du ministère). Le tout pour une facture de loyers de 27 millions par an. «Regrouper les agents de trois directions facilitera leur travail. Il pourra aussi y avoir des économies d'échelle sur les fonctions support», a estimé, hier, Michel Mercier, le ministre de la Justice.

«Ce dossier a connu des moments difficiles. Mais nous avons abouti à un bon résultat. L'immeuble respecte les règles des 12 m² par agent et celles du Grenelle de l'environnement», a souligné Philippe Parini, le directeur de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) pour Bercy.

Avantage crucial pour les fonctionnaires, le quartier, tout nouveau, sera bien desservi par les transports en commun. Petite satisfaction supplémentaire: bien qu'au-delà du périphérique, l'immeuble sera dans Paris... Et il n'est pas question que le siège du ministère quitte, lui, la place Vendôme.

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  • jojopdb le samedi 24 déc 2011 à 12:19

    encore une fois de plus l'égo de ces messieurs les intouchables, va couter de l'argent aux contribuables.l'intéret général n'existe plus, dépensons, dépensons ce n'est pas nous qui payons.