Fin de l'aventure industrielle des Atelières

le
4
Muriel Pernin avait relancé la production en janvier 2013 avec six des anciennes ouvrières de Lejaby.
Muriel Pernin avait relancé la production en janvier 2013 avec six des anciennes ouvrières de Lejaby.

Les Atelières, c'est fini. Le tribunal de commerce de Lyon a sonné, mardi matin, le glas de cette aventure industrielle française tentée il y a deux ans et demi par une poignée d'ouvrières spécialisées dans la lingerie corseterie. Beaucoup d'entre elles étaient d'anciennes ouvrières de Lejaby. Le tribunal a prononcé la liquidation judiciaire de cette société coopérative d'intérêt collectif, en cessation de paiement depuis un mois.L'aventure, lancée à l'automne 2012, avait pourtant sonné comme un souffle d'espoir dans une France en pleine désindustrialisation. Des milliers de citoyens avaient répondu à la souscription publique lancée sur Facebook, permettant de réunir les 350 000 euros nécessaires au lancement de cet atelier, un des tout derniers de lingerie et corseterie féminine en France. Il y a tout juste un an, en proie à de sérieuses difficultés, le public avait de nouveau répondu présent et apporté, dans un élan de générosité, 657 000 euros aux Atelières, leur permettant de poursuivre leur activité. Dans le même temps, sous l'impulsion d'Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, les banques avaient accordé 350 000 euros de prêts garantis par le BPI à la société coopérative. Arnaud Montebourg avait présenté les Atelières comme un exemple du retour du "made in France".

"Nous avons manqué de temps"

Ces derniers jours encore, alerté par la situation délicate des Atelières, le public...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • rj99 le mardi 17 fév 2015 à 12:06

    Il leur a probablement manqué un directeur des ventes à haut revenu qui aurait démarché les enseignes et les magasins spécialisés mais avec 6 personne comment se le payer ? En passant dans du très haut de gamme 4 fois plus chère peut-être ?

  • rj99 le mardi 17 fév 2015 à 12:02

    Les médias devraient faire des cours d'économie et de fonctionnement des affaires. Les français sont trop naïf et sous-estiment totalement les difficultés des patrons du fait du discours démagogique des élus de gauche et des syndicats. Garder la tête d'une entreprise hors de l'eau est un exploit permanent

  • DADA40 le mardi 17 fév 2015 à 11:51

    Et voilà comment les banques ont coulé l'aventure en étant trop frileuses et trop lentes.

  • 32bits le mardi 17 fév 2015 à 11:45

    Montebourg se mèle encore d'un business. Et il foire... ;o)