Fin de l'alerte sur le Furosémide Teva 40 mg

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FIN DE L'ALERTE SUR LE FUROSÉMIDE TEVA 40 MG
FIN DE L'ALERTE SUR LE FUROSÉMIDE TEVA 40 MG

PARIS (Reuters) - L'alerte lancée le 8 juin pour une possible erreur de conditionnement du diurétique Furosémide Teva 40 mg est terminée, aucune inversion médicamenteuse n'ayant été détectée à ce jour, a déclaré jeudi le président de l'Agence nationale de sécurité du médicament.

L'ANSM a examiné à la date du 18 juin, sous contrôle d'huissier, plus de 2.300 boîtes -plus de 70.000 comprimés- de Furoméside des laboratoires Teva, qui a fait l'objet d'un rappel général en raison d'une suspicion de substitution avec un somnifère de la même marque, le Zopiclone 7,5 mg.

"Il faut rassurer les patients, c'est fin d'alerte", a déclaré Dominique Maraninchi sur Europe 1. Ils "peuvent et doivent continuer leur traitement".

Huit cent mille personnes sont traitées en France par Furosémide, un médicament contre la rétention d'eau, dont environ 57.000 par Furosémide Teva 40 mg.

"Les analyses qu'on a faites sous contrôle de la police n'ont pas montré à ce stade de comprimé qui soit suspect. (...) Donc je dis fin de l'alerte, poursuite des investigations", a dit le président de l'ANSM.

L'inversion médicamenteuse à l'origine de l'alerte est "un phénomène isolé", selon lui.

Le pharmacien de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) qui a donné l'alerte début juin affirme jeudi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France être "sûr de son témoignage".

"Cela fait vingt-cinq ans que je suis pharmacien. Et ma préparatrice travaille à mes côtés depuis dix ans, j'ai toute confiance en elle", souligne-t-il.

Une patiente âgée traitée au Furosémide lui avait rapporté une boîte du diurétique dans laquelle elle avait retrouvé un comprimé de somnifère.

Le pharmacien précise désormais dans Le Parisien qu'elle prenait également du Zopiclone et que c'est sa préparatrice, non lui-même, qui a trouvé un somnifère dans l'une des plaquettes de Furosémide.

Le Parisien cite des sources proches de l'enquête qui s'interrogent sur une possible confusion lors de l'examen des comprimés dans la pharmacie et une erreur d'interprétation de bonne foi.

L'ANSM conteste avoir surréagi.

"C'est de la prudence élémentaire" a fait valoir Dominique Maraninchi. "Il faut que les malades soient en sécurité, (...) le doute doit profiter aux patients", a-t-il estimé.

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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