Fin de garde à vue pour Me Gilles August dans l'affaire Tapie

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FIN DE GARDE À VUE POUR L'AVOCAT GILLES AUGUST DANS L'AFFAIRE TAPIE
FIN DE GARDE À VUE POUR L'AVOCAT GILLES AUGUST DANS L'AFFAIRE TAPIE

PARIS (Reuters) - L'avocat Gilles August, entendu depuis lundi dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008, a été libéré mercredi sans être déféré devant les juges, a-t-on appris dans son entourage.

Gilles August a été le conseil du Consortium de réalisation (CDR), structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, au moment de l'arbitrage.

Contrairement à ce que des sources avaient déclaré lundi à Reuters, Jean-Pierre Martel, avocat historique du Crédit lyonnais et du CDR, n'a en revanche pas été convoqué ni placé en garde à vue, a-t-on appris mercredi de plusieurs sources proches de l'enquête.

Les enquêteurs envisageaient dans un premier temps de confronter les deux avocats, a-t-on précisé.

Jean-Pierre Martel est toujours l'avocat du CDR en ce qui concerne les recours déposés contre l'arbitrage. Un recours en annulation a récemment été déclaré irrecevable. Plusieurs autres recours sont toujours pendants devant la justice.

L'ex-secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a quant à lui entamé mercredi sa troisième journée de garde à vue.

La justice cherche à savoir s'il a favorisé, lorsqu'il était le plus proche collaborateur de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, l'arbitrage qui a soldé en 2008 le litige de Bernard Tapie avec le Crédit lyonnais sur la revente d'Adidas.

Cinq personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée dans cette affaire : le juge-arbitre Pierre Estoup, Bernard Tapie, son avocat Maurice Lantourne, le PDG d'Orange et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l'Economie, Stéphane Richard, et Jean-François Rocchi, ancien président du CDR.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a pour sa part été placée sous le statut de témoin assisté par la Cour de justice de la République, seule compétente pour juger les délits commis par des membres de gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions.

Un tribunal arbitral a condamné en juillet 2008 le CDR à verser à l'homme d'affaires 285 millions d'euros d'indemnités, dont 45 millions à titre de préjudice moral (403 millions d'euros avec les intérêts).

(Chine Labbé, avec Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse)

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