Fin de 13 ans d'intervention militaire française en Afghanistan

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PARIS, 31 décembre (Reuters) - La France a mis mercredi un point final à 13 ans d'intervention militaire en Afghanistan aux côtés de ses alliés de l'Otan, avec le transfert de la responsabilité de l'aéroport international de Kaboul au contingent turc et la dissolution de ce qui restait de la force Pamir. Lors de leur engagement en 2001, après les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, les forces internationales, dont les militaires français, avaient pour objectif de chasser les taliban de Kaboul, de détruire les camps d'entraînement d'Al Qaïda en Afghanistan et de reconstituer une armée afghane. Depuis 2001, la France a envoyé plus de 70.000 soldats en Afghanistan. Le contingent français a atteint 4.000 militaires au plus fort des opérations. Cette intervention a coûté la vie à 89 d'entre eux et fait plus de 700 blessés dans leurs rangs. L'un des épisodes les plus dramatiques a été l'embuscade tendue par des insurgés à une unité française le 18 août 2008 dans la vallée d'Uzbin, district de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Kaboul. Dix militaires français avaient alors été tués et 21 autres blessés. Une des cérémonies qui ont marqué la fin de l'opération a été consacrée au souvenir des morts de la force Pamir. Les forces françaises ont participé à la sécurisation de Kaboul et des vallées de la Surobi et de la Kapisa, ainsi qu'à la formation des forces de sécurité Afghane. Annoncé en juin 2011, leur désengagement a commencé à l'automne de la même année. A l'été 2012, le nouveau président français, François Hollande, a décidé d'accélérer le retrait des forces combattantes, effectif à la fin de cette année-là. Les militaires français se sont alors concentrés sur les opérations logistiques de désengagement et sur leurs autres responsabilités au sein de la Force internationale d'assistance et de sécurité (Fias). Ces derniers mois, ils se sont progressivement retirés de l'hôpital de Kaboul (juin 2014), du laboratoire anti-engins explosifs artisanaux (juillet) et de la mission Epidote de formation des forces de sécurité afghane (1er décembre). Selon le ministère de la Défense, une cinquantaine de militaires français resteront encore quelque temps en janvier 2015 pour fermer les dernières installations. "Avec la fin de l'opération Pamir, le soutien de la France continuera à s'exercer au travers d'une coopération militaire bilatérale", précise par ailleurs un document du ministère. Cela prendra notamment la forme de coopérants au sein de la mission militaire française auprès de l'ambassade de France à Kaboul et de stages pour la formation de soldats afghans dans les écoles militaires françaises. (Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet)

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  • charleco le mercredi 31 déc 2014 à 18:25

    Avec nos alliés de l'OTAN! Les guerres nous coûtent cher et nous sommes les vassaux des US. On nous demande encore de faire des efforts! En Afghanistan, la culture de la drogue a repris de plus belle et le pays va tomber sous la coupe des talibans qui ont été armés par les US contre la Russie, quand c'était la Russie qui était là-bas. Personne n'a aidé Massoud quand il aurait fallu le faire (du temps de Chirac).

  • LeRaleur le mercredi 31 déc 2014 à 15:26

    Avec 80 morts pour rien. Sans compter le fric, mais c'est une autre histoire.