Fillon profite d'un hommage à Séguin pour défendre sa politique

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Le premier ministre a insisté sur la nécessité d'une réduction de la dépense et de la dette publique.

Un véritable autoportrait, en ombre chinoise. Clôturant, vendredi à l'Assemblée, un colloque autour de Philippe Séguin, mort il y a un an, François Fillon s'est posé en héritier soucieux de se montrer «digne» de «l'exigence» de l'ex-premier président de la Cour des comptes, figure de proue du souverainisme. Mais derrière ce «mentor», à qui il a rendu hommage, c'est lui-même que le premier ministre a décrit en filigrane : un responsable «lucide» qui dit la «vérité» aux Français (Fillon s'était dit «à la tête d'un État en faillite») ; un homme «libre» qui ne se reconnaît «ni dans les chapelles ni dans les clans» (Fillon refuse d'organiser ses réseaux) ; un homme «authentique» face aux «lumières trompeuses du monde médiatique» et méprisant «l'emprise du spectacle» (Fillon cultive la discrétion). Le premier ministre, qui s'est souvent vu reprocher d'avoir trahi le séguinisme en défendant l'orthodoxie budgétaire, a démontré vendredi qu

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