Fillon presse Hollande de sortir du "déni des réalités" en Syrie

le
11
FRANÇOIS FILLON PRÔNE DES FRAPPES AÉRIENNES CONTRE DAECH EN SYRIE
FRANÇOIS FILLON PRÔNE DES FRAPPES AÉRIENNES CONTRE DAECH EN SYRIE

PARIS (Reuters) - François Fillon, partisan avec d'autres responsables de la droite française de frappes aériennes contre Daech, presse François Hollande de bombarder sans délai les centres névralgiques de l'Etat islamique et de faire cause commune avec la Russie et l'Iran pour une solution diplomatique.

Dans une lettre ouverte au Premier ministre Manuel Valls, diffusée sur son blog à la veille d'un débat à l'Assemblée sur l'engagement militaire de la France en Syrie, l'ancien Premier ministre dénonce les revirements et les "demi-mesures" du président français.

"Le président Hollande est en retard par rapport à l'Histoire. En temps de guerre, le temps perdu est une faute grave", souligne le député de Paris (Les Républicains).

François Fillon déplore "un débat surréaliste" sur de simples vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie alors que "l’ennemi se tient droit face à nous, il nous a déjà frappé, il nous annonce encore des coups".

François Hollande a annoncé le 7 septembre des vols de reconnaissance en prévision d'éventuelles frappes contre Daech et jugé "inconséquent et irréaliste d'envoyer des troupes au sol", ce que certains à droite, comme Bruno Le Maire, réclament.

"A l’évidence, l’action engagée par la France et ses alliés n’a pas changé la donne. Il est temps de sortir du déni des réalités", estime François Fillon.

"Maintenant, Daech est aux portes de Damas. Ne sous-estimons pas les risques d’une chute de la capitale syrienne", prévient-il, en évoquant "un embrasement de toute la région".

L'élu, candidat à la primaire à droite pour l'élection présidentielle de 2017, demande au chef de l'Etat de "sortir de la diplomatie virtuelle" et de réintégrer dans le jeu les Iraniens et les Russes, "que la France a stupidement méprisés ces dernières années".

"Le 'tout sauf Bachar' ne suffit pas à faire une ligne diplomatique. En multipliant les préalables quant au départ d’Assad, on en a fait un point de blocage interdisant, avec nos partenaires, toute discussion sérieuse sur la transition politique", juge François Fillon.

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • UBOAT le lundi 14 sept 2015 à 17:59

    continuez messieurs, svp je vous en supplie, continuez, ce n'en sera que mieux en 2017 lorsque Marine passera au 1er tour avec 45% des voies, c'est comme ci c'était fait !

  • dsta le lundi 14 sept 2015 à 17:53

    Il a préféré armer les "bons" rebelles...et on en voit aujourd'hui, tous les résultats!

  • mary2776 le lundi 14 sept 2015 à 17:47

    les s hommes politiques francais n ont aucune vision de la FRANCE pas un pour relever l autre; c est un désastre.

  • mary2776 le lundi 14 sept 2015 à 17:45

    fillon devrait etre plus mesuré il a la memoire courte combien de temps a t il été au pouvoir ?ils n ont rien fait non plus Ces hommes politiques ont vraiment la mémoire courte!

  • charleco le lundi 14 sept 2015 à 17:34

    Il est aux ordres des USA : si les USA disent : soutenez Al-Nosra contre Bachar, le petit gros s'éxécute en faisant semblant de s'en prendre aux islamistes. Et Fabius de claironner : "Al-Nosra fait du bon boulot en Syrie". Nous avons un gouvernement à la botte des anglo-saxons et de l'OTAN. La NSA nous écoute! Tous aux ordres.

  • NYORKER le lundi 14 sept 2015 à 17:31

    y'en a pas un qui sort du lot ! on est vraiment mal

  • NYORKER le lundi 14 sept 2015 à 17:29

    Courage, fuyons le Fillon qui a oeuvre 5 ans sous Sarkozy avec aucun résultat palpable

  • alphalog le lundi 14 sept 2015 à 17:29

    brugere4 : avancer dans le décor c'est encore avancer, c'est un fait :)

  • brugere4 le lundi 14 sept 2015 à 17:19

    je pense qu'avec celui d'avant on aurait un peu plus avancé malgré tout ce qu'on peut penser de lui ...

  • aerosp le lundi 14 sept 2015 à 17:14

    Quel malheur pour la france ce président, et celui d'avant également