Fillon n'appellerait pas à voter Sarkozy au 2e tour de la primaire

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 (Actualisé avec réaction de l'entourage de Fillon & 7) 
    PARIS, 5 septembre (Reuters) - François Fillon a laissé 
entendre lundi qu'il n'appellerait pas à voter pour Nicolas 
Sarkozy à la primaire des 20 et 27 novembre dans l'hypothèse où 
l'ancien président se qualifiait pour le second tour et si 
lui-même était éliminé au premier. 
    C'est la première fois que l'ancien Premier ministre, engagé 
depuis la rentrée dans une offensive contre Nicolas Sarkozy, se 
positionne en ces termes contre l'ex-président des Républicains, 
promis pour l'instant par les sondages à un second tour contre 
Alain Juppé. 
    L'ancien Premier ministre François Fillon stagne à ce jour 
autour de 10% des intentions de vote. 
    "Je n'envisage pas de ne pas être qualifié pour la finale", 
a-t-il dit sur RTL à une auditrice qui lui demandait s'il 
donnerait une consigne de vote en cas d'élimination. 
    "Si cela se produisait, évidemment que je donnerais des 
consignes de vote, mais c'est vraiment très prématuré", a-t-il 
dit, avant de glisser un indice sur ses intentions. 
    "Je comprends la préoccupation qui est évoquée par notre 
interlocutrice, c'est la préoccupation de ne pas se retrouver 
dans le remake de 2012. Je pense que la France a des difficultés 
considérables à résoudre. On ne peut pas les résoudre en 
refaisant le match de 2012", a-t-il dit, visant implicitement 
Nicolas Sarkozy, perdant face à François Hollande lors de la 
précédente présidentielle. 
    L'entourage de François Fillon a déclaré à Reuters démentir 
cette "interprétation" des propos de l'ancien Premier ministre. 
    En lançant le 28 août dernier une formule assassine contre 
Nicolas Sarkozy et ses ennuis judiciaires ("Qui imagine le 
général de Gaulle mis en examen?"), le député de Paris rendait 
impossible tout désistement en faveur de l'ancien président. 
    Lundi, il a exprimé sa préférence pour Alain Juppé avant 
l'annonce de la réquisition de renvoi en correctionnelle de 
Nicolas Sarkozy en marge de "l'affaire Bygmalion". 
    "Je pense que Fillon s'est dit, 'Je suis bas dans les 
sondages, je n'ai plus rien à perdre, pour que je sois au second 
tour il faut que l'un des deux soit détruit, donc je vais 
m'attaquer au plus prenable'", analyse le politologue Thomas 
Guénolé. 
    "Le plus prenable des deux, entre Juppé et Sarkozy, c'est 
Sarkozy avec ses casseroles, donc il y va franchement. Je pense 
que Fillon va continuer à tirer à boulets rouges, le but étant 
que Nicolas Sarkozy s'effondre plombé par les affaires", a-t-il 
ajouté. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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