Fillon, le libéral libéré

le
0
L'ancien locataire de Matignon semble porté par l'espoir et dopé par sa vision de la France.
L'ancien locataire de Matignon semble porté par l'espoir et dopé par sa vision de la France.

Il n'allait pas bouder son plaisir. Il n'allait pas jouer les modestes. Pourquoi l'aurait-il fait, après tout ? A deux jours du second tour de la primaire de la droite, réunissant 9000 partisans et électeurs Porte de Versailles pour l'ultime meeting de cette campagne, François Fillon s'est enflammé pour sa propre ? et il faut bien le dire incroyable - réussite. « Quatre millions de consciences, éprises de liberté, ont planté leurs convictions dans cette élection. Et deux millions d'entre elles se sont portées sur moi, a-t-il commencé, libéré par les urnes. Aujourd'hui, cette vague populaire demande qu'on la respecte ! Elle a dit au parti des sachants et à la fabrique des scénarios écrits d'avance que ses candidats n'étaient pas les siens. Elle a montré ce qu'était la France ! »

« Crime de la pensée »

Son scénario à lui semble clair : apparaître comme « le candidat anti-système », comme l'a martelé Bruno Retailleau durant toute la semaine de l'entre-deux tours. Quelques minutes avant l'arrivée de Fillon à la tribune, le sénateur de Vendée, très en verve, a insisté : « Vous étiez inconscients parce que vous avez bravé les pronostics, vous êtes imprudents parce que vous avez bravé les interdits. » Citant Orwell et son « crime de la pensée », Retailleau n'a pas hésité à ironiser sur les « tireurs » qui ont visé son candidat, « la pensée unique en bandoulière ». Puis c'est...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant