Fillon et Copé, la nouvelle donne 

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Le remaniement a réveillé leur rivalité.

Mercredi, à l'Assemblée. L'Hémicycle est plein à craquer. Le premier ministre a commencé son discours de politique générale depuis plusieurs minutes quand Jean-François Copé apparaît. C'est le seul retardataire. Pendant les 45 minutes du discours, il bavarde avec sa voisine, lit son courrier ou signe ses parapheurs. De temps à autre, il applaudit mollement, en mode automatique. Un petit manège qui n'a pas échappé à François Fillon, depuis la tribune. «Il a tout fait pour me signifier que ce que je disais ne l'intéressait pas», lâche le premier ministre devant un député, venu le féliciter.

La reconduction de Fillon à Matignon, doublée de l'arrivé de Copé à la tête de l'UMP, a changé la donne entre les deux hommes. Fillon a œuvré pour empêcher le bouillonnant patron des députés UMP d'accéder à ce poste stratégique. En vain. Et même s'il n'a pas voulu du parti pour lui-même («Ce n'est pas son truc», expliquent ses proches), il est bien conscient du

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