Fifa-L'accord passé entre Blazer et la justice US rendu public

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NEW YORK, 16 juin (Reuters) - La justice américaine a rendu public lundi l'accord passé avec Chuck Blazer, témoin clé de l'affaire de corruption qui éclabousse la Fifa, révélant qu'il avait secrètement fourni des informations aux autorités pendant près de deux ans avant de reconnaître sa culpabilité. Le document révèle que l'ancien membre du comité exécutif de la Fifa et ancien secrétaire général de la Concacaf, l'organisme qui regroupe les fédérations de football du continent nord-américain, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a commencé à fournir des informations à la justice américaine dès décembre 2011. Dans le cadre de la transaction passée avec la justice, Cluck Blazer acceptait notamment de fournir aux services du procureur tout document en sa possession relatif à l'enquête et de témoigner en justice. Le département de la justice s'était à l'origine opposé à la publication de l'accord, en faisant valoir que confirmer la qualité de témoin coopératif de Chuck Blazer porterait préjudice à l'enquête et compromettrait sa sécurité. Mais ces arguments ont été rejetés jeudi dernier par un juge fédéral et lundi, dans un jugement justifiant sa décision, le juge Raymond Dearie souligne que la presse a déjà beaucoup parlé de la coopération de Cluck Blazer, y compris sur le fait qu'elle avait commencé en 2011 et qu'elle passait aussi par l'enregistrement de conversations. Cluck Blazer, qui est âgé de 70 ans, est l'une des quatre personnes ayant secrètement plaidé coupable avant que l'affaire ne soit révélée au grand public le 27 mai dernier. Blazer a pour sa part plaidé coupable en novembre 2013 de dix chefs d'inculpation et notamment de complicité de racket et de blanchiment d'argent. Selon la transcription de son audition, celui qui fut membre du comité exécutif de la Fifa de 1997 à 2013, a reconnu que lui et d'autres responsables avaient accepté des pots-de-vin relatifs aux Coupes du monde 1998 et 2010. Ces événements ont été organisés en France et en Afrique du Sud. Il a également reconnu avoir accepté divers dessous-de-table en relation avec cinq éditions de la Gold Cup, l'événement majeur de la Concacaf, entre 1996 et 2003. Il a aussi reconnu des faits de fraude fiscale et avoir cherché avec d'autres à transférer les fonds entre divers comptes dans le but de dissimuler ces malversations. (Danielle Rouquié pour le service français)

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