Fifa-Enquête en Afrique du Sud sur les $10 mlns versés à Warner

le , mis à jour à 13:55
0

JOHANNESBURG, 4 juin (Reuters) - La police sud-africaine a ouvert une enquête préliminaire sur des implications locales dans le versement présumé d'une somme de 10 millions de dollars à un haut dirigeant de la Fifa qui, selon la justice américaine, a constitué un pot-de-vin destiné à obtenir l'organisation de la Coupe du monde en 2010. Les autorités sud-africaines ont reconnu avoir accepté que ces 10 millions de dollars soient versés à Jack Warner, ancien vice-président de la Fifa au coeur du scandale qui ébranle l'organisation mondiale du football depuis huit jours. Mais le ministre des Sports, Fikile Mbalula, a démenti que ce versement constituait un dessous-de-table. Assurant que l'Afrique du Sud n'avait acheté aucune voix pour obtenir l'organisation du Mondial 2010, il a expliqué que cette somme devait financer la construction d'une académie de football à Trinité-et-Tobago pour les populations d'ascendance africaine. "Nous démentons catégoriquement que notre pays et notre gouvernement aient acheté quiconque pour obtenir le droit d'accueillir la Coupe du monde 2010. Il s'agissait d'un programme avalisé et nous ne comprenons pas pourquoi il est aujourd'hui considéré comme un pot-de-vin", a-t-il dit lors d'une conférence de presse. Jack Warner, de nationalité trinidadienne, a également dirigé la Concacaf, la Confédération du football en Amérique du nord, Amérique centrale et Caraïbes. Il est l'un des 14 hauts dirigeants du football mondial et hommes d'affaires inculpés pour corruption par la justice américaine. D'après les procureurs américains, Warner et d'autres auraient tenté de détourner à leur bénéfice ces 10 millions de dollars en échange de leur vote en faveur de la candidature sud-africaine. Dans un communiqué, la police d'élite sud-africaine précise jeudi que l'enquête préliminaire décidera ou non du déclenchement d'une enquête complète. "Si ces investigations révèlent qu'il y a une affaire à traiter, nous informerons les autres parties prenantes au sein du système judiciaire", a dit un porte-parole de la DPCI, la direction de la police sud-africaine chargée des enquêtes prioritaires. (Mfuneko Toyana; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant