Fidelity voit 2016 comme une année de transition et 2017 de progression

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(AOF) - Pour Dominic Rossi, responsable de l'investissement (CIO) Actions monde chez Fidelity International, l'année 2016 devrait servir d'année de transition et d’amélioration des perspectives de croissance avant une expansion plus nette en 2017. D'abord, l'activité manufacturière, qui a été fortement impactée par la chute des volumes et des prix en raison du ralentissement des économies émergentes, semble prête à repartir.

"Au cours des dernières semaines, nous avons toutefois pu observer une modeste embellie des enquêtes manufacturières aux États-Unis et en Chine. La production industrielle européenne s'est révélée étonnamment résistante et s'est récemment accélérée. Mais, il n'en est pas de même dans toutes les régions. En effet, la production industrielle reste déprimée au Japon, tout comme dans la plupart des économies émergentes", décrit Dominic Rossi, avant d'ajouter : "à mesure que s'écoule l'année 2016, les comparaisons annualisées deviendront progressivement plus faciles et la reprise naissante de l'activité manufacturière mondiale deviendra beaucoup plus manifeste et généralisée."

En termes d'évolution des bénéfices des entreprises aussi, Fidelity est surtout optimiste pour 2017. "A mesure que l'on se rapprochera de 2017, les comparaisons annualisées deviendront plus aisées et, de ce fait, nous prévoyons une croissance des bénéfices de 12,4 % en 2017 et un taux de rentabilité des capitaux propres de 17 %. Ces prévisions pourraient favoriser un niveau de 2 250 points de l'indice S&P 500 au cours des 12 prochains mois", indique Dominic Rossi, responsable de l'investissement (CIO) Actions monde chez le gestionnaire d'actifs.

L'une des conditions pour que cet affermissement de la reprise devienne réalité est que le dollar ne s'apprécie pas trop fortement. Le maintien d'une inflation faible, qui a du mal à se remettre du choc de la troisième vague déflationniste, permet à la Fed de rester accommodante et ainsi de peser sur le billet vert.

"Les bénéfices de l'indice S&P 500 ont peu ou prou stagné au cours des deux dernières années, les entreprises américaines ayant été pénalisées par la vigueur du dollar et la faiblesse des prix des matières premières. Mais, ces deux facteurs négatifs ont désormais perdu de leur acuité, favorisant ainsi possiblement des perspectives beaucoup plus favorables pour la croissance des bénéfices en 2017", assure Dominic Rossi.

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