Fidel Castro : la révolution, Maradona et Guy Roux

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Fidel Castro : la révolution, Maradona et Guy Roux
Fidel Castro : la révolution, Maradona et Guy Roux

Fidel Castro n'aura pas à serrer la main de Donald Trump. Alors que les relations avec les USA sont en voie de se normaliser, notamment par la grâce d'une mini " diplomatie " du soccer, il tire donc sa révérence devant l'histoire. Il rejoint son paradis socialiste surtout au moment où son pays prend une direction de plus en plus éloignée de sa " révolution " vert olive, et alors que ce grand amoureux du baseball observait de plus en plus la jeunesse locale basculer dans le camp du football. L'histoire a toujours le sens du contre-pied...

Le Líder Máximo a trépassé. Apparemment, la mort a aussi réussi son Black Friday. Le décès de cette dernière grande figure du XXe siècle achève de clôturer les comptes de la guerre froide, laissant la Corée du Nord conserver son statut d'épouvantail écarlate. Dictateur communiste, aux discours fleuves (sûrement sa plus grande performance athlétique) et au culte de la personnalité à l'avenant, il dirigea d'une main de fer son îlot marxiste-léniniste au large des States, que l'acharnement stupide de l'impérialisme américain finit par rendre sympathique à l'internationale et populaire à l'intérieur (pour ceux qui n'étaient pas en prison, cela s'entend). Il restera à jamais aussi le plus grand promoteur de la fashion kaki. Dernière grande caractéristique, alors qu'il fut l'un des grands acteurs du communisme international au cœur du pré carré US, en revanche il lui manqua un élément essentiel de propagande, tout comme à son christique Che Guevara, pour briller vraiment en Amérique du Sud : le football.

Cuba est unique et spéciale. Hispanique, latine, métisse au milieu de West Indies anglophones, elle ne jure que par le baseball, dont les meilleurs joueurs prirent d'ailleurs depuis les années 90 la fâcheuse habitude de s'exiler régulièrement chez l'Oncle Sam, attirés par les dollars du capitalisme sportif.

"Dans le sport, il y a la santé de notre sport"


Fidel Castro ne l'a d'ailleurs jamais caché, il n'avait que deux véritables passions sportives : la batte et les lunettes de plongée sous-marine. Pour le reste, il s'agissait juste de mettre en avant les succès sportifs des dignes représentants de la révolution dans les stades, à l'instar des exploits et les médailles du spécialiste du saut en hauteur Javier Sotomayor. Dans le grand théâtre de la guerre froide, plutôt chaude et humide

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