Fidel Castro, la mort de l'éternel guérilléro

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Fidel Castro, la mort de l'éternel guérilléro
Fidel Castro, la mort de l'éternel guérilléro

Les américains l'avaient manqué, dit-on, plus de cent fois. La maladie et la mort ont, elles, rattrapé le vieux tyran. Fidel Castro vient de mourir, à l'âge de 90 ans, à La Havane, où il s'éteignait doucement depuis quelques années. A la nouvelle du décès du Comandante, dans la nuit de vendredi à samedi, la musique s'est arrêtée dans les rues si festives de La Havane. Puis les rues se sont progressivement vidées, comme aspirées par cette nouvelle que les Cubains attendaient — et redoutaient pour beaucoup — depuis si longtemps.

 

Pour eux, c'est la fin d'un monde. Et, pour le monde, la fin d'une époque, qui voit disparaître le dernier grand leadeur communiste. Survivant d'une autre époque, après plus d'un demi-siècle passé au pouvoir (un record !), Castro laisse d'abord au monde une image : celle de l'éternel guerrier en treillis vert olive, avec sa veste de toile ceinturée de cuir, sa barbe broussailleuse et son célèbre cigare.

 

Oppresseur pour les uns, libérateur pour les autres

 

Castro avait pris le pouvoir à La Havane, la capitale cubaine, en janvier 1959, pour ne plus jamais le rendre... sauf à son frère cadet, Raul, à partir de 2006. On est dictateur ou on ne l'est pas ! Il aura connu onze présidents des Etats-Unis, notamment John F. Kennedy, qui échoua, en 1961, à le renverser lors de la piteuse opération de la baie des Cochons. Il aura prononcé des centaines de discours, qui pouvaient durer cinq ou six heures, dénonçant le monde unipolaire, vantant le socialisme et vouant aux gémonies l'ennemi impérialiste, ce voisin américain accusé de tous les maux. Il y a deux ans, c'est évidemment sans lui — il avait été mis à l'écart — que son frère Raul et Barack Obama avaient entrepris un rapprochement historique entre les deux pays. Mais on dit que les Cubains ne l'écoutaient plus, trop occupés qu'ils étaient à chercher de la nourriture ou à se livrer au marché noir à cause du ...

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  • wanda6 il y a une semaine

    Un géant qui avec une île aux ressources matérielles limitées, un cruel embargo et d'innombrables tentatives de déstabilisation, l'a maintenue libre de la domination de son puissant voisin ce que la France n'a pas réussi à faire, tout en accomplissant des prodiges dans l'éducation et la santé, envoyant notamment quelques deux cents médecins et infirmiers lutter contre Ebola dans le plus grand silence médiatique

  • M8252219 il y a une semaine

    Armando Lago écrit qu’au moins deux sources différentes ont documenté pour chaque mort, l’assassinat d’environ 97 000 personnes par le régime de Castro. 30 000 exécutées par les pelotons d’exécutions, 2 000 lors d’assassinats extrajudiciaires, 5 000 en prison, battus ou torturés par les gardiens ou refus de soins médicaux, et 60 000 qui ont tenté d’échapper à l’enfer cubain par la mer. Un vrai dictateur communiste.

  • M8252219 il y a une semaine

    "Un vrai démocrate , pourquoi pas un humaniste !!!" Fidel Castro disait de l'homme : Ce n'est pas son innocence qui compte, mais le résultat politique de son exécution , c'est pour le bien de l’état . Le dictateur sanguinaire honoré par les socialistes .