Fidel Castro: bref florilège parmi des milliers d'heures de discours

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Le président cubain Fidel Castro le 16 novembre 1999 à La Havane, lors d'une conférence de presse ( AFP/Archives / CHRISTOPHE SIMON )
Le président cubain Fidel Castro le 16 novembre 1999 à La Havane, lors d'une conférence de presse ( AFP/Archives / CHRISTOPHE SIMON )

Orateur hors du commun, Fidel Castro a donné des centaines d'interviews et prononcé des milliers d'heures de discours ponctués de formules qui ont fait sa légende, mais aussi de piques assassines pour ses ennemis et d'éloges dithyrambiques pour ses alliés :

- "Condamnez-moi, peu m'importe, l'histoire m'absoudra". Octobre 1953, à son procès après l'assaut de la caserne de la Moncada qui forgea le début de sa légende.

- "Quand cette guerre se terminera, une autre, bien plus longue et grande, commencera : la guerre que je vais lancer contre les États-Unis. Ceci va être mon véritable destin". Juin 1958, lettre à Celia Sanchez depuis la Sierra Maestra.

- "La patrie ou la mort !" Mars 1960, lors des obsèques des victimes de l'explosion du navire français La Coubre dans le port de La Havane, alors qu'il apportait des armes au régime. "Patria o muerte" est devenu un des principaux slogans du régime.

- "Dans la Révolution, tout ; contre la Révolution, rien". Juin 1961, message aux intellectuels.

- "Le socialisme ou la mort ! Le marxisme-léninisme ou la mort !" Janvier 1989, au moment où l’inquiétude montait face à la situation chancelante du bloc soviétique.

- "Jamais je ne me retirerai de la politique, de la Révolution. Le pouvoir est un esclavage et je suis son esclave". Septembre 1991.

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Son "fils spirituel", le président vénézuélien Hugo Chavez (G), était qualifié par Fidel Castro de "plus grand démocrate de toute l'Amérique du Sud". Ils sont pris en photo ici le 21 juillet 2006 à Cordoba, en Argentine. ( AFP/Archives / JUAN MABROMATA )

- "Même nos prostituées sont passées par l'université". 2003, à propos de l'éradication de l'analphabétisme à Cuba, dans un entretien avec le cinéaste américain Oliver Stone pour son documentaire "Comandante".

- Le président américain George W. Bush fut une des cibles favorites de Fidel Castro qui le surnommait "le petit Bush", "le Führer", "l'Idiot", "l'Imbécile" ou encore "le César".

- En revanche, son "fils spirituel", le président vénézuélien Hugo Chavez, était qualifié de "plus grand démocrate de toute l'Amérique du Sud".

- De l'ancien ouvrier métallurgiste et ex-président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva : "Il a une âme de champion, j'admire sa persévérance. C'est l'optimisme et l'espérance de la région".

- "J'ai connu deux Saints dans ma vie, Jean Paul II et Mère Teresa". Fidel Castro a toujours manifesté de la sympathie à l’égard de l’ancien pape, qui a effectué une visite à Cuba en 1998.

- De son compagnon d'armes, l'Argentin Ernesto "Che" Guevara : "Un des hommes les plus nobles, les plus extraordinaires, les plus désintéressés que j'aie connus".

- Et de son ami l'ex-footballeur argentin Diego Maradona : "Le +Che+ du sport".

- Lors de son apparition, le 19 avril à la clôture du Congrès du parti communiste cubain, il avait admis, la voix tremblante : "Bientôt j'en aurai fini comme tous les autres. Notre tour viendra, à tous".

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