Fiat prône un plan européen de réduction des capacités

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FIAT PLAIDE POUR UN PLAN EUROPÉEN DE RÉDUCTION DES CAPACITÉS
FIAT PLAIDE POUR UN PLAN EUROPÉEN DE RÉDUCTION DES CAPACITÉS

PARIS (Reuters) - Sergio Marchionne, administrateur délégué de Fiat, a renouvelé jeudi son appel à une coordination pan-européenne visant à réduire les surcapacités des usines, qui accentuent la pression sur les constructeurs, déjà malmenés par l'atonie de la demande.

"Nous portons une responsabilité collective dans le secteur de mettre en place une restructuration progressive, au niveau européen", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au Mondial de l'automobile à Paris.

L'administrateur délégué de Fiat estime que le plongeon du marché automobile européen ces cinq dernières années rend "plus probable" de possibles fermetures d'usines coordonnées en Europe.

Les déclarations de Sergio Marchionne font écho à d'autres propos de dirigeants évoquant un trop grand nombre d'usines de voitures dans un contexte de conjoncture déprimée du marché automobile européen.

Carlos Ghosn, le PDG de Renault, a une nouvelle fois estimé sur BFM TV qu'une baisse des capacités de productions des constructeurs en Europe était "inéluctable".

"Un constructeur ne peut pas continuer à maintenir un outil de production pour lequel il n'y a pas de demande", a-t-il observé, précisant toutefois que rien n'était prévu à ce stade chez Renault en la matière.

PSA Peugeot Citroën a annoncé en juillet 8.000 nouvelles suppressions d'emplois en France et la fermeture de son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014 pour tenter d'endiguer ses pertes financières. (voir

"Le marché européen est surcapacitaire et va le rester. Sur les trois ans à venir, on a pris l'hypothèse qu'il resterait à peu près plat. Dans ce contexte, il est évident qu'il y a un certain nombre d'usines à fermer. Nous avons décidé de le faire, mais d'autres constructeurs devront mener des opérations similaires", déclare Philippe Varin, dans un entretien publié jeudi par le journal Les Echos.

Par ailleurs, interrogé sur les propos d'un porte-parole de Volkswagen qui a appelé en juillet à sa démission de la tête de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea), Sergio Marchionne a répondu : "C'est inconvenant de la part du premier constructeur automobile en Europe, je trouve cela honteux, j'ai une tolérance zéro pour cela".

Il a ajouté qu'il ferait tout ce que le conseil d'administration de l'Acea lui a demandé de faire. "Je n'ai pas aucun intérêt particulier à poursuivre mon rôle sans le soutien du conseil", a-t-il dit.

Le conseil d'administration de l'Acea doit se réunir vendredi.

Jennifer Clark, Benoit Van Overstraeten et Blandine Hénault pour le service français

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