Fiat, endetté, est dépendant de Chrysler

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FIAT EST ENDETTÉ ET DÉPENDANT DE CHRYSLER
FIAT EST ENDETTÉ ET DÉPENDANT DE CHRYSLER

MILAN (Reuters) - Fiat a fait savoir mercredi que sa dette avait augmenté d'un milliard d'euros environ en 2012, dans un contexte de chute de 14% des ventes d'automobiles en Europe qui laisse le constructeur italien encore plus dépendant de la forte croissance de sa filiale américaine Chrysler.

Alors que Fiat augmente les investissement sur de nouveaux modèles en Europe et aux Etats-Unis, les investisseurs surveillent de près son endettement, pour voir si les opérations européennes ne remettent pas en cause sa capacité à investir dans des produits qui assureront la clientèle de demain.

Fiat, soumis à un brutal tassement des ventes en Europe, a dit qu'il ne pensait pas que les conditions d'activité changeraient en 2013, par rapport à ce qu'il anticipait auparavant, les perspectives européennes restant très incertaines.

La dette nette de Fiat a augmenté de 18% environ pour représenter 6,54 milliards d'euros fin 2012, une performance meilleure toutefois que ce que prévoyaient la quasi totalité des analystes.

La liquidité totale disponible pour le groupe représentaient 20,8 milliards d'euros fin 2012, soit un peu mieux qu'à la fin 2011.

Cet élément financier est également surveillé de près depuis que l'administrateur délégué Sergio Marchionne a dit qu'il comptait consacrer la trésorerie à augmenter la participation de Fiat dans Chrysler. Celle-ci est actuellement de 58,5%.

Fiat a également dit que sa perte annuelle avant intérêts et impôt en Europe, où les ventes subissent leur sixième année de recul, était de 738 millions d'euros. Il a ajouté qu'il ne comptait pas parvenir au point mort en Europe avant 2015.

Sa perte avant intérêts et impôt en Europe s'est réduite à 165 millions d'euros au quatrième trimestre contre 298 millions un an auparavant.

Le constructeur automobile a fait également état d'un bénéfice d'exploitation de 987 millions d'euros au titre du quatrième trimestre pour le groupe, un peu en deçà du milliard d'euros anticipé par les analystes.

Cette faible performance et ces perspectives incertaines en Europe ont été compensées par une forte performance aux Etats-Unis où Chrysler a dégagé un bénéfice net en hausse de 68% au quatrième trimestre.

Mais Chrysler s'attend aussi à un ralentissement de son cash flow à un milliard de dollars, voire un peu plus, cette année contre 2,2 milliards en 2012.

L'action Fiat a terminé en baisse de 4,83% à 4,46 euros en Bourse de Milan.

Jennifer Clark et Bernie Woodall, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny

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