Fiat Chrysler maintient ses avances à GM, même sans Opel

le , mis à jour à 19:28
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 (Actualisé avec refus réitéré de GM §§4-5) 
    par Agnieszka Flak  
    GENEVE, 7 mars (Reuters) - Fiat Chrysler Automobiles (FCA) 
 FCHA.MI  est toujours ouvert à un rapprochement avec General 
Motors  GM.N  même si le potentiel de synergies a baissé de 
15-20% après l'accord sur le rachat par PSA  PEUP.PA  
d'Opel-Vauxhall, la division européenne de GM, a déclaré mardi 
son patron Sergio Marchionne. 
    L'administrateur délégué du groupe italo-américain prône 
depuis longtemps une consolidation du secteur pour faire face 
aux coûts de production de véhicules propres et 
technologiquement avancés, mais ses avances répétées envers GM 
se sont toutes heurtées à un refus clair et net. 
    "Je ne ferme jamais de portes (...) Il se peut que je frappe 
encore et sans honte à la porte de GM, ou à toute autre porte, 
si je pense que c'est une bonne chose pour l'entreprise", a-t-il 
dit à la presse au Salon international de l'automobile de 
Genève. 
    GM a systématiquement éconduit Sergio Marchionne et le 
président du constructeur américain a réitéré ce refus mardi. 
    "Nous n'étions pas intéressés avant et nous sommes encore 
moins intéressés maintenant", a dit Dan Ammann à la presse à 
Genève. 
    Des analystes laissent entendre que General Motors pourrait 
être tenté de reprendre pied en Europe avec un constructeur plus 
rentable qu'Opel, déficitaire depuis des années. 
    D'autres estiment au contraire que GM est moins intéressé 
que jamais par une alliance avec son concurrent lourdement 
endetté, dont la part de marché en Europe n'est que de 7% et 
dont la marge opérationnelle, de 2,5%, fait pâle figure face à 
la concurrence. 
    "GM va déconsolider un actif déficitaire et améliorer le 
rendement du capital (...) ça rend une opération avec FCA moins 
vraisemblable", observe Angelo Meda (Banor Sim), ajoutant que le 
nombre des possibilités pour FCA va en s'amenuisant. 
    "A la traîne de la concurrence dans les véhicules hybrides 
et électriques et sans transaction dans les deux à trois ans, le 
principal risque est une augmentation des investissements qui 
grèverait une génération de cash déjà médiocre comparée aux 
concurrents". 
    Pour Sergio Marchionne, l'opération PSA-Opel réduirait de 
15% environ les synergies qui pourraient découler d'une alliance 
avec GM, rendant l'opération encore intéressante toutefois.   
    Des sources professionnelles font valoir que FCA n'intéresse 
pas GM parce que - et ce n'est pas la moindre des raisons - leur 
alliance déboucherait sur des pertes d'emplois massives, faisant 
plus que sourciller les syndicats. 
    Cependant, l'accord annoncé lundi entre GM et PSA impacte 
surtout Volkswagen  VOWG_p.DE , qui du coup pourrait, avec le 
temps, trouver une certaine logique à entamer des discussions 
avec FCA, a ajouté Sergio Marchionne. 
    "Je ne doute pas que, le moment venu, il se montre et 
discute", a-t-il dit.    
 
 (Wilfrid Exbrayat, Véronique Tison et Bertrand Boucey pour le 
service français) 
 

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