Fiat Chrysler bat le consensus mais les prévisions déçoivent

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 (actualisé avec précisions, cours de Bourse et commentaire 
d'analyste) 
    MILAN, 27 janvier (Reuters) - Fiat Chrysler (FCA) 
 FCHA.MI  FCAU.N  a fait état mercredi d'une hausse supérieure 
aux attentes de son bénéfice d'exploitation au quatrième 
trimestre mais ses prévisions jugées prudentes pour 2016 font 
reculer le titre en Bourse. 
    Le septième constructeur automobile mondial a dit prévoir en 
2016 un bénéfice d'exploitation (Ebit) ajusté de cinq milliards 
d'euros et un endettement net en baisse, sous les cinq milliards 
d'euros. 
    Le titre perdait 4,4% à 12h50 GMT à la Bourse de Milan. Si 
les traders saluent une performance très solide au quatrième 
trimestre et les efforts du groupe pour réduire son endettement, 
ils jugent ses prévisions prudentes. 
    FCA, dont les bons résultats en Amérique du Nord et une 
amélioration en Europe ont compensé un ralentissement en 
Amérique latine et en Asie, a fait état d'une hausse de 39% son 
bénéfice d'exploitation pour le trimestre clos fin décembre à 
1,64 milliard d'euros, alors que le consensus tablait sur 1,3 
milliard. 
    Les ventes ont elles aussi dépassé le consensus, en hausse 
de 11% à 30,1 milliards d'euros. 
    "Les résultats sont solides et les prévisions sont solides, 
mais prudentes", a commenté un trader. "Et la question demeure 
sur la manière dont FCA s'en sortirait si le marché américain se 
retournait". 
    Les activités de Fiat Chrysler en Amérique du Nord ont 
représenté près de 85% des bénéfices du groupe l'an dernier, à 
la faveur notamment de la croissance des ventes de Jeep. Sa 
marge d'exploitation dans la région a atteint 7,1% sur le 
dernier trimestre. 
    L'administrateur délégué du constructeur, Sergio Marchionne, 
a engagé le groupe dans un plan stratégique prévoyant 48 
milliards d'euros d'investissements d'ici 2018. 
    Les chiffres du quatrième trimestre incluent les ventes de 
sa filiale de voitures de sport Ferrari, dont la scission a été 
effective début janvier. 
    En excluant Ferrari, le bénéfice d'exploitation ajusté 
atteint 1,53 milliard d'euros et les ventes 29,4 milliards. 
    L'endettement net industriel du groupe était de six 
milliards d'euros à fin 2015, contre 7,85 milliards fin 
septembre. En tenant compte de la scission de Ferrari, la dette 
est ramenée à cinq milliards. 
     
 
 (Agnieszka Flak; Mathilde Gardin pour le service français, 
édité par Marc Angrand) 
 
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