Fiac : une quarantième édition bouillonnante

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© Peter Cox, courtesy Zeno X Gallery, Antwerp
© Peter Cox, courtesy Zeno X Gallery, Antwerp

(lerevenu.com) - Alors que la Foire internationale d'art contemporain (Fiac) ouvre à peine ses portes au Grand Palais à Paris, les allées grouillent déjà d'une foule cosmopolite d'amateurs. Plusieurs galeries ont même apposées leurs fameuses pastilles rouges, signe que l'?uvre est vendue.

La Galerie Applicat-Prazzan, par exemple, qui expose une vingtaine d'?uvres de Serge Poliakoff, a déjà vendu les deux tiers des tableaux. Cette quarantième édition tient ses promesses car on y retrouve la diversité que l'on attend d'une foire.

Grands maîtres et talents du XXIe siècle se côtoient dans un chatoiement de couleurs et de formes bouillonnant.

Au rang des maîtres, Calder est présent dans plusieurs stands, une représentation inhabituelle pour ce virtuose de l'équilibre. Et pour qui a les moyens de faire un chèque à six ou sept chiffres, on retrouve les incontournables Pablo Picasso, Jean-Michel Basquiat, Jean Dubuffet, Pierre Soulages, Keith Haring, Yves Klein, Damian Hirst, Anish Kapoor, Jan Fabre?

Mais la Fiac, c'est surtout la possibilité de découvrir des artistes. Nos coups de c?ur de cette édition : les dessins de Fabien Merelle, à la galerie Praz-Delavallade (entre 4.000 et 10.000 euros), les portraits au crayon de Jean-Luc Blanc, à la galerie Art Concept (2.600 euros), les immenses aquarelles de Martin Dammann, à la galerie In Situ (16.000 euros).

Pour un budget plus conséquent, il faut débourser 44.000 euros pour repartir avec une ?uvre de Sophie Calle «Que voyez-vous ? Le concert vers 1660», présentée par la galerie Perrotin. Toutes les formes de support sont représentés, même la broderie, comme les créations de l'artiste anglaise Tracey Emin présentées par la White Cube Gallery (65.000 euros).

De facture plus classique, les peintures de l'artiste belge Michael Borremans sont une découverte pour le public français. Sa peinture pleine de sous-entendus, ironique et inspirée est déjà collectionnée aux États-Unis, en Asie, en Angleterre, ce qui explique les prix demandés (à partir de 185.000 euros).

Cette nouvelle édition de la Fiac mérite le détour pour qui veut avoir une idée de la création d'aujourd'hui, parfois excessive, mais toujours passionnante

La Fiac au Grand Palais à Paris (VIIIe) jusqu'au 27 octobre 2013.
Prix de l'entrée : 35 euros

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