FFR - Présidence : Bernard Laporte charge Camou

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FFR - Présidence : Bernard Laporte charge Camou
FFR - Présidence : Bernard Laporte charge Camou

Très remonté contre Pierre Camou, l’actuel président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, candidat à la présidence, ne le ménage pas dans une interview exclusive accordée au Figaro.

Ce n’est pas nouveau : Bernard Laporte et Pierre Camou, ce n’est pas le grand amour. Les lecteurs du Figaro ont pu le constater une fois de plus ce mardi dans l’interview exclusive accordée par Laporte au journal. Candidat à la présidence de la Fédération française de rugby (FFR) dont Camou est l’actuel président, l’ancien sélectionneur des Bleus charge celui dont il veut le fauteuil. Dans le viseur de l’ex-entraîneur du RC Toulon, notamment : la politique actuelle menée par les dirigeants actuels du rugby français, tous dans le collimateur de Bernard Laporte, même si c’est principalement à Pierre Camou que l’Aveyronnais de 52 ans en veut. En introduction, le Figaro rappelle à ses lecteurs que Laporte accuse le patron de la FFR de mensonges sur la non-mise en place du vote électronique décentralisé.

Laporte : « Pierre Camou, mais il se prend pour qui ? »

« Le mensonge et les menaces, oui », confirme l’ancien secrétaire d’Etat, qui embraye et en remet une couche. « Pour un homme qui affirme des valeurs… Je ne partage pas les mêmes. Quand Pierre Camou appelle un président de côte Basque qui nous a donné procuration en lui disant qu’il n’oubliera pas, ne pardonnera pas, mais il se prend pour qui  ? Menacer en permanence comme ils le font, c’est dingue. Le président sortant du comité de La Réunion a menacé un président de club, qui votait pour nous, de le retirer de la commission Dom-Tom ! Je suis content qu’il ait été viré par les électeurs. Ça me rassure. La démocratie existe toujours. Ce n’est pas la loi du plus fort qui l’emporte. »

Laporte : « Si je suis Los Angeles, je dis que la France met des voyous »

Très remonté, Laporte ne ménage pas non plus dans cet entretien un autre homme fort du rugby hexagonal, le président du comité d’Ile-de-France Jean-Louis Boujon, dont l’élection reste en travers de la gorge du natif de Rodez, qui s’apprête même à déposer une réclamation et explique pourquoi. « Vous savez que Boujon a mis la pression à des présidents de club en leur disant : '''Si vous ne votez pas pour mon candidat, je vous retire de la compétition, je vous enlève des licences...'' Ces escrocs ne devraient pas exister dans notre sport. Il faut les virer ! Mais on l’a nommé responsable du rugby à VII et il est impliqué dans le dossier Paris 2024. C’est grave ! C’est une tâche sur notre candidature. Ce mec a été condamné pour avoir volé de l’argent à l’UNSS. Si je suis Los Angeles, je dis que la France met des voyous, des condamnés, comme chef de mission aux JO… »

Laporte : « Ce monde amateur, je l’aime »

Pour finir, Bernard Laporte revient sur les raisons qui l’ont poussé à abandonner ses fonctions à Toulon pour mener candidature à la présidence de la FFR. Un combat qui porte un nom : le rugby amateur. « Si je me suis présenté, c’est pour ça (parce que les dirigeants actuels sont en train, selon lui, de tuer le rugby amateur), pour ce rugby amateur qui me tient à cœur. Si tout allait bien, je n’aurais eu aucun intérêt à le faire. J’avais un très bon contrat à Toulon. Et on m’en a proposé un plus gros et pour beaucoup d’années (sourire). Mais ce monde amateur, je l’aime. Il m’a tout donné. Je me devais donc de m’engager. » C’est le 3 décembre prochain que les 1 886 présidents de club amateur éliront le nouveau président de la FFR. A deux mois et demi du scrutin, Laporte se dit toujours aussi confiant de pouvoir l’emporter. « Pas de plus en plus, non, mais autant, oui. »
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