Feux de forêt : il n'y en a jamais eu aussi peu depuis 1973

le
0
Feux de forêt : il n'y en a jamais eu aussi peu depuis 1973
Feux de forêt : il n'y en a jamais eu aussi peu depuis 1973

Si la météo pluvieuse de cet été désespère plagistes et vacanciers, elle a au moins un mérite : celui de préserver les forêts françaises des autrefois  traditionnels incendies de l'été. Les feux de forêt ont été particulièrement limités cet été sur l'hexagone, et ce, pour la deuxième année consécutive, en raison des «conditions météo favorables», a expliqué vendredi dernier la direction générale de la sécurité civile (DGSCGC).

La pluie en est la principale responsable, «avec depuis la mi-juin des précipitations fréquentes dans une bonne partie de la région Méditerranée et du massif landais» précise Philippe Michaut, expert à la DGSCGC. Selon lui, cette année seuls 25 secteurs ont été concernés par des risques de feux «très sévères» contre 400 en moyenne les années précédentes.

En tout, quelque 4000 hectares de forêts françaises se sont embrasés depuis le 1er janvier dernier, quand d'ordinaire, et depuis dix ans, la moyenne avoisine les 9000 hectares.  «Après le record de l'an dernier, c'est le meilleur résultat obtenu à cette date depuis 1973», qui marque le début de la compilation de ces statistiques. 

Gare au réchauffement climatique

Ces bons résultats ne doivent néanmoins pas être surestimés. «L'été n'est pas fini», note l'expert, pour qui une partie du Var et de la Corse est actuellement touchée par un début de sécheresse.

Et  malgré la baisse «les tendances esquissées pour les trente prochaines années» laissent entrevoir des «étés plus chauds et plus secs avec des risques incendies plus élevés», en raison du réchauffement climatique. «Il faut rester vigilant», prévient Philippe Michaut. «En 2002 les chiffres avaient été bons grâce à un été frais et humide et l'année d'après il y avait eu la canicule» et des incendies géants, rappelle-t-il.

Depuis 1976 ce sont en moyenne pas moins de 30 000 hectares de forêts françaises qui sont partis ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant