Feu vert des députés au cours en anglais à l'université

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FEU VERT DES DÉPUTÉS AU COURS EN ANGLAIS À L'UNIVERSITÉ
FEU VERT DES DÉPUTÉS AU COURS EN ANGLAIS À L'UNIVERSITÉ

PARIS (Reuters) - Les députés français ont ouvert jeudi la possibilité de dispenser des cours en anglais dans les universités du pays, malgré un tir de barrage des opposants qui redoutent une perte d'influence du français dans l'enseignement.

L'Assemblée nationale a adopté par un vote à main levée l'article 2 du projet de loi sur l'enseignement supérieur et la recherche présenté par Geneviève Fioraso, la ministre de l'Enseignement supérieur.

Plusieurs élus de l'opposition mais aussi de gauche, comme le député socialiste Pouria Amirshahi, secrétaire national à la francophonie du PS, étaient hostiles à cette mesure qui suscite aussi l'opposition de l'Académie française.

"Il ne s'agit, en aucun cas, de remettre en cause la primauté de l'enseignement en français ou la défense de la francophonie", a assuré Geneviève Fioraso. "Il s'agit au contraire d'élargir le socle de la francophonie auprès des jeunes, notamment des pays émergents, qui, aujourd'hui, ne viennent pas dans notre pays."

Après le vote, elle s'est déclarée soulagée.

"Je suis satisfaite, car ça risquait de donner une image de nous de défaitisme, de repli sur soi. Le débat a permis d'éclaircir les choses. Pour être aimé, il faut être aimable, il faut être ouvert", a-t-elle dit à la presse.

L'article du projet de loi propose d'élargir les exceptions au principe de l'enseignement en langue française, l'objectif, précise le texte, étant "essentiellement de régulariser les situations dans lesquelles le contournement de ce principe est rendu inéluctable tant pour des raisons pédagogiques que pour des motifs liés à l'internationalisation des systèmes d'enseignement supérieur".

Le président du groupe PS de l'Assemblée, Bruno Le Roux, avait annoncé mercredi à Reuters qu'un accord était intervenu entre le gouvernement et les députés PS.

L'Assemblée a rejeté plusieurs amendements déposés par des élus UMP qui visaient à supprimer cette disposition qualifiée de "renoncement dangereux à notre langue".

L'Assemblée a en revanche entériné des amendements qui prévoient la mise en place d'un apprentissage de la langue française au bénéfice des étudiants étrangers concernés et de circonscrire la portée de la mesure aux enseignements "nécessitant véritablement d'être dispensés en langue étrangère".

L'examen de ce projet de loi par les députés, qui compte une soixantaine d'articles, devrait s'achever lundi prochain, l'Assemblée devant se prononcer le 28 mai par un vote solennel sur l'ensemble du texte.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse

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  • M2280901 le jeudi 23 mai 2013 à 14:52

    les socialopes vont bientôt imposer l'arabe dans les lycées , leur électorat