Feu vert à la reprise des travaux de la Samaritaine

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FEU VERT À LA REPRISE DES TRAVAUX À LA SAMARITAINE
FEU VERT À LA REPRISE DES TRAVAUX À LA SAMARITAINE

PARIS (Reuters) - La cour administrative d'appel de Paris a autorisé jeudi la reprise des travaux liés à l'un des permis de construire de rénovation de la Samaritaine en attendant l'étude de l'appel de la mairie de Paris et du groupe de luxe LVMH contre son annulation, en décembre prochain.

Le rapporteur public s'était prononcé en faveur de la reprise des travaux.

Ce permis de construire, qui concerne la rénovation d'un bâtiment situé sur la rue de Rivoli, a été annulé en mai dernier à la suite d'un recours déposé par la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique de la France (SPPEF) et SOS Paris.

La Samaritaine et la Ville de Paris ont fait appel. Mais l'appel n'étant pas suspensif, les travaux ont été arrêtés sur cette partie du chantier.

Dans l'attente de l'examen de leur appel, les deux requérants avaient donc déposé une demande de sursis à exécution, pour permettre une reprise des travaux avant décembre et la confirmation définitive ou l'infirmation de l'annulation du permis.

En première instance, les juges avaient estimé que, malgré ses qualités architecturales, le projet ne s'insérait pas dans le quartier, plutôt homogène et principalement constitué d'immeubles de pierre de taille.

UN CHANTIER A 470 MILLIONS D'EUROS

La demande de sursis à exécution du jugement a été acceptée par la cour administrative d'appel de Paris, qui a estimé que cette appréciation esthétique ne justifiait pas l'arrêt des travaux, sans préjuger de la décision qui sera rendue sur le fond de l'affaire.

Ce permis de construire concerne la rénovation d'un bâtiment qui doit être habillé d'une façade en verre ondulant signée par l'agence japonaise d'architecture Sanaa.

Un recours contre un autre permis de construire concernant le côté Seine du projet a été rejeté le 11 avril.

Le célèbre grand magasin, partie d'un vaste ensemble de quatre bâtiments entre la Seine et la rue de Rivoli, a été fermé en 2005 pour des raisons de sécurité.

LVMH a obtenu le feu vert de la ville de Paris en décembre 2012, après avoir revu sa copie, la mairie jugeant insuffisant le nombre de logements sociaux du projet initial.

L'ensemble, contesté par des associations de défense du patrimoine, doit regrouper un hôtel de prestige, des commerces, des bureaux, des logements sociaux et une crèche.

Sur la Seine, dans le bâtiment classé datant des années 1925, un hôtel très haut de gamme doit ouvrir sous la marque "Cheval Blanc", comme ceux que LVMH détient à Courchevel et aux îles Maldives. Il devrait compter environ 80 chambres et suites.

Ce projet de 470 millions d'euros est entièrement financé par le groupe LVMH, propriétaire de l'ensemble.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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