Feu vert à la reprise de SeaFrance par Eurotunnel

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EUROTUNNEL POURRA REPRENDRE CERTAINS ACTIFS DE SEAFRANCE
EUROTUNNEL POURRA REPRENDRE CERTAINS ACTIFS DE SEAFRANCE

PARIS (Reuters) - Eurotunnel a reçu le feu vert de l'Autorité de la concurrence pour la reprise de certains actifs de la société de transport maritime SeaFrance, a annoncé jeudi l'autorité administrative indépendante.

L'exploitant du tunnel sous la Manche s'était porté acquéreur de trois navires de SeaFrance, le Nord-Pas-de-Calais, le Berlioz et le Rodin, après la liquidation judiciaire en juin de la société de ferry.

Depuis, le groupe a relancé fin août l'activité de transport transmanche sur la ligne Calais-Douvres, sous le nom de MyFerryLink.

L'Autorité a estimé qu'il n'existait pas de risque concurrentiel pour le transport de passagers, mais a jugé que l'arrivée d'Eurotunnel sur le transport maritime transmanche était susceptible de poser de problèmes de concurrence concernant le transport de fret.

"Eurotunnel étant le seul à pouvoir proposer ce type d'offres (ferry et train), cet avantage pourrait décourager ses concurrents existants ou potentiels", indique l'Autorité dans un communiqué.

Elle a donc soumis son autorisation à des engagements de l'exploitant du tunnel sous la Manche sur ses tarifs de transport ferroviaire.

Ainsi, Eurotunnel ne pourra pas proposer sur ses tarifs de transport ferroviaire de fret de remise subordonnée à la condition que le client ait aussi recours à l'offre de transport maritime.

Le groupe va devoir également séparer ses équipes commerciales selon les deux modes de transport.

Une porte-parole d'Eurotunnel a indiqué que cette séparation était déjà en place.

"Cette décision confirme qu'il n'y a pas de difficulté en termes de concurrence, validant ainsi notre stratégie d'offres de transport Tunnel et Ferry distinctes et complémentaires, au bénéfice du consommateur", a déclaré la porte-parole.

A la Bourse de Paris, le titre Eurotunnel reculait de 1,24% à 5,892 euros à 14h, portant sa capitalisation boursière à 3,3 milliards d'euros.

Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot

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